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Des commerçants déçus de devoir fermer

Deux personnes marchent devant une librairie, à Rimouski.

La santé publique a annoncé de nouvelles mesures sanitaires d'urgence, notamment pour les régions de Rimouski et de La Pocatière (archives).

Photo : Radio-Canada / Sébastien Ross

Félix Lebel

Déçus, les propriétaires des commerces non essentiels de l’ouest du Bas-Saint-Laurent de La Pocatière à Rimouski devront se résigner à fermer leurs portes dès le 1er mai.

La flambée des cas de COVID-19 dans la région pousse la santé publique à rehausser le palier d’alerte à « rouge foncé » pour au moins deux semaines.

Comme bien d’autres entreprises, les coiffeurs de la zone ciblée par les nouvelles mesures d'urgence devront ranger leurs ciseaux.

Plusieurs se sentent découragés et inquiets, au point que certains auraient quitté le métier.

Une situation qui envenime le défi de la pénurie de main-d'œuvre dans ce secteur d'activité, selon Christine Gagné, propriétaire de Signature Coiffure Liberté à Rimouski.

Elle compte mettre les bouchées doubles avant de devoir fermer ses portes le 1er mai.

Effectivement, tous ceux qui étaient programmés pour la semaine prochaine, pour ce monde-là, on a commencé assez tôt ce matin et on va finir assez tard ce soir. On va essayer de contenter tout le monde, mais ce n'est pas facile. Au moins, les clientes sont beaucoup en arrière de nous , explique-t-elle.

un salon de coiffure vide.

Depuis le début de la pandémie, les salons de coiffure ont été fermés pendant plusieurs mois dans la région (archives).

Photo : Radio-Canada / Ron Boileau

Cette mesure touche aussi les magasins de sport, au moment où la saison estivale est à nos portes. Il s'agit, d'année en année, d'une période de grand achalandage.

Le propriétaire du magasin La Vie Dehors à Rimouski, Dany Smith, devra limiter ses activités à la réparation de vélos.

La vente d’accessoires, comme les casques et les gants, est interdite.

À ce moment-là, les gens ont le droit de venir récupérer leur vélo neuf à la porte et de repartir, explique M. Smith.

Le propriétaire Dany Smith, dans son magasin de sports d'hiver.

Dany Smith espère que la fermeture des commerces ne sera pas prolongée (archives).

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Un coup dur sur le moral

Le maire de La Pocatière, Sylvain Hudon, qualifie de nécessaires les nouvelles mesures d'urgence dans l’ouest du Bas-Saint-Laurent.

Il se désole toutefois des conséquences possibles de la fermeture des commerces essentiels dans sa communauté.

On va penser à tous ceux qui suivent les règlements, et les autres, vous en subirez les conséquences. C’est tout le réseau de la santé qui en souffre. C’est le milieu hospitalier et c’est la fatigue qui s’installe de plus en plus chez les travailleurs et les travailleuses. C’est ça qui m’inquiète aussi .

Sylvain Hudon, maire de La Pocatière

Sylvain Hudon lance un appel à la solidarité auprès de ses concitoyens (archives).

Photo : Radio-Canada / Denis Leduc

La Mitis épargnée

La MRC de la Mitis n'est pas touchée par les nouvelles mesures de confinement, qui vont de La Pocatière à Rimouski.

Le maire de Mont-Joli, Martin Soucy, demande aux résidents de la Mitis de rester quand même vigilants et rappelle que la région n'est pas immunisée au virus.

L’appel que je fais à mes concitoyens et concitoyens, ceux qui opèrent ici; remontez la garde! Dites-vous que vous êtes en milieu d’urgence aussi parce qu’on est tellement près, la frontière est très proche. Notre tissu social et économique est ensemble.

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