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Le parc Kouchibouguac, une source d’inspiration artistique

Le parc national Kouchibouguac a inspiré nombre d'artistes, dont l'auteur acadien Jean Babineau.

Des chaises rouges sur la plage Kellys alors que le soleil se lève.

Le parc national Kouchibouguac au lever du soleil.

Photo : Nigel Fearon

Cecile Gladel

Le parc national Kouchibouguac, créé en 1969 dans la controverse, a inspiré nombre d'artistes, dont l'auteur acadien Jean Babineau pour son roman Infini, en lice au Combat national des livres. Voici des activités culturelles offertes, en temps normal, par ce parc du Nouveau-Brunswick au bord de l’océan.

Un homme tient son roman et sourit à la caméra.

L'auteur Jean Babineau s'est inspiré de la création de la controverse entourant la création du parc Kouchibouguac.

Photo : Radio-Canada / Anne-Marie Parenteau

Lors de la création du parc, plus de 260 familles ont été expropriées. Le militant Jackie Vautour, décédé en février dernier, s’est battu jusqu’à son dernier souffle pour exprimer son mécontentement au sujet de ces expropriations.

Tant sa bataille que le parc ont inspiré des artistes. Jackie Vautour est mentionné dans la chanson Petitcodiac, du groupe Zéro Degré Celsius, composée en 1993. Daniel Léger parle aussi de lui dans sa chanson intitulée Claire Fontaine, et Zachary Richard a chanté La balade de Jackie Vautour. Le film Massabielle, de Jacques Savoie, s’inspire du militant.

Le couple est debout dans la cuisine.

Jackie Vautour et son épouse, Yvonne, dans leur cabane dans le parc national Kouchibouguac en 2016.

Photo : Radio-Canada / Amélie Gosselin

Des documentaires ont aussi été produits sur l’histoire du parc par l’Office national du film et par Jean Bourbonnais (Kouchibouguac, en 2007).

Plusieurs artistes ont puisé de l'inspiration dans les événements liés à la création du parc, notamment le sculpteur Claude Roussel, le peintre Mario Doucette, le poète Claude Le Bouthillier, et les dramaturges Jules Boudreau et Emma Haché, et Édith Butler parle de l’expropriation dans sa chanson Paquetville.

Le populaire groupe acadien 1755 a aussi créé la chanson Kouchibouguac, qui raconte l’histoire de cette expropriation.

Quand la pandémie sera derrière nous et nous permettra de voyager, voici des activités culturelles normalement proposées au parc national de Kouchibouguac.

La culture autochtone

La région qui forme actuellement le parc a une riche et longue histoire liée au peuple micmaq. Le nom « Kouchibouguac » est d’ailleurs d’origine micmaque et signifie rivière aux longues marées ou rivière qui s’avance et s’intègre dans la forêt. Parcs Canada explique que le parc est situé sur le territoire de chasse et de cueillette Mi'kma'ki. Les premiers vestiges archéologiques des peuples autochtones ayant habité sur le territoire actuel du parc et y ayant fait la cueillette des ressources naturelles datent de quelque 4000 ans. Le parc compte plus d’une trentaine de sites archéologiques autochtones connus, souligne Parcs Canada.

Une jeune femme autochtone danse en tenue traditionelle.

L'événement du Mawiomi à la plage Callanders au parc national Kouchibouguac

Photo : Matthew and Chera Yorke

En temps normal, on peut assister au Mawiomi (Nouvelle fenêtre) des nations organisé par les Micmacs et Micmaques de la région. Le mot Mawiomi est dérivé de la langue micmaque et signifie rassemblement. Cette activité se déroule sur la plage Callanders. On peut y assister à des cérémonies de purification par la fumée et de prières, des chants et des danses traditionnelles. Plusieurs artistes présentent leur travail et leurs œuvres. On peut aussi entendre des récits, des légendes et des histoires.

L’événement n’a pas lieu cette année.

Des artistes en résidence

Un homme et une fillette sont devant un feu avec une tente et un autre homme en arrière-plan.

Les 10 artistes en résidence occuperont des hébergements oTENTik.

Photo : Parc national Kouchibouguac

Du 31 mai au 9 juin prochains, les gens qui visitent le parc pourront côtoyer 10 artistes en résidence.

Voici les 10 artistes qui occuperont des hébergements oTENTik dans le parc :

  • Angela Beek, arts visuels, textiles, sculpture 3D et peinture
  • Brittany Schuler, arts visuels, peinture, fusain, collage et métaux
  • Catherine Arseneault, arts interdisciplinaires, photographie
  • Tara Francis, arts visuels, broderie en épines de porc-épic
  • Christina Myers, arts visuels et commissariat, écriture et photographie
  • Maryse Arseneault, arts visuels et commissariat, dessin et mouvement
  • Starlit Simon, arts visuels, techniques mixtes et épines de porc-épic
  • Jean-Michel Cliche, théâtre, dramaturgie
  • Jesse Mea, musique, accordéon
  • Thandiwe McCarthy, littérature, poésie

Cette résidence de création artistique interculturelle est menée conjointement par l’Association des artistes professionnel.le.s du Nouveau-Brunswick (AAAPNB), Mawi’art : Wabanaki Artist Collective et ArtsLink NB.

Pourquoi au parc? Car il s’agit d’une résidence qui élimine les distractions électroniques et limite l’usage d’écrans et d’appareils technologiques.

Perfectionner ses talents de photographe

Les habitations en forme de goutte sont reliées au sol par une passerelle.

Cette construction est appelée goutte d’Ô par Selvao Conception, la compagnie française qui l’a conçue. Parcs Canada a changé le nom qui se dit mieux en anglais et en français, tout en respectant le thème de l’eau. Cet hébergement est suspendu, posé au sol ou sur pilotis. La surface habitable est de 6m2.

Photo : NIgel Fearon

Tout au long de l'année, le parc permet aux personnes qui veulent tester la photographie de le faire.

Parcs Canada souligne les différents animaux et paysages que l’on peut photographier chaque saison. Au printemps, on peut voir des castors mettre à bas leurs petits et construire leurs barrages et huttes familiales. Le long des côtes du parc, des milliers d’oiseaux migrateurs arrivent du sud pour nicher et élever leurs oisillons. Du côté des terres, les ours noirs sortent de leur terrier avec leurs petits, nés en hiver, pour se gaver d’herbes fraîches et de pissenlits alors que les vieux pommiers d’anciens résidants fleurissent et parsèment la forêt.

La tête des phoques sort à peine de l'eau.

Des phoques gris au parc national Kouchibouguac

Photo : Parc national Kouchibouguac

En été, il est possible de capter des images de la plus grosse colonie de sternes pierregarin au Canada, laquelle niche sur les Îles-aux-Sternes du parc. À quelques mètres au large de la colonie, des centaines de phoques gris hurlent, accostés le long des dunes chaudes et dorées pour se baigner au soleil.

Une femme fait du kayak sur la rivière Kouchibouguac au parc national Kouchibouguac.

De nombreuses activités sont possibles au parc Kouchibouguac.

Photo : Matthew and Chera Yorke

En automne, la forêt Acadienne du parc se transforme en palette de couleurs rouges, orange et jaunes vifs alors que les orignaux et les chevreuils sont en pleine période d’accouplement. Le long des côtes, les oiseaux migrateurs repartent par milliers, le ventre plein, vers le sud avec leurs jeunes.

En hiver, les conifères, les sentiers et les rivières gelées du parc tapissés de neige transforment l’endroit en réel paradis hivernal. Parmi le décor blanc de la forêt se cachent des oiseaux chanteurs, des hiboux et toutes sortes d’empreintes animales, comme celles de l’orignal, du chevreuil, du lièvre, du renard et du coyote.

La passerelle en bois se reflète dans l'eau alors que le ciel est rosé.

La passerelle de la plage Kellys au lever du soleil au parc national Kouchibouguac

Photo : Nigel Fearon

Du théâtre

Le parc a déjà offert du théâtre en plein air, permettant aux personnes qui le visitent d’en apprendre plus sur les cultures acadienne et anglo-saxonnes qui vivaient autrefois dans la région du parc national Kouchibouguac.

Le théâtre ne sera pas ouvert cette année.

Évidemment, le parc offre une panoplie d’activités de plein air en toute saison.

Combat national des livres 2020

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