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Des groupes demandent de mettre fin aux laissez-passer pour les parcs provinciaux

Des tentes au parc Garibaldi en été.

Des associations de plein air souhaitent que le système de laissez-passer soit abandonné pour l’été 2021.

Photo : Shutterstock

Radio-Canada

Des associations de plein air demandent au gouvernement de ne pas relancer le système de réservation de laissez-passer instauré l’été dernier pour six des parcs les plus populaires de la province.

En juillet dernier, la Colombie-Britannique a mis en oeuvre un projet pilote pour limiter l'achalandage des parcs provinciaux suivants : Golden Ears, Cypress, Stawamus Chief, Garibaldi, Mount Robson et Mount Seymour.

Les randonneurs devaient s’inscrire gratuitement, le jour de leur visite, pour obtenir un laissez-passer pour l'un des six parcs. Le système de réservation ouvrait à 6 h, tous les jours.

Nous pensons qu'il ne devrait pas du tout y avoir de système de laissez-passer journalier, dit Tom Ireland, de l’association de plein air Friends of Garibaldi Park.

L’idée de limiter l'accès à nos parcs provinciaux est extrêmement préoccupante, en particulier avec la pandémie, où l'on conseille aux gens de sortir pour protéger leur santé physique et mentale, ajoute-t-il.

En limitant la capacité de ces parcs provinciaux, le système pousse les randonneurs à explorer des sentiers plus éloignés, ce qui entraîne une augmentation des appels de recherche et sauvetage, selon Chris Ludwig, président du Club d'alpinisme de la Colombie-Britannique (BCMC).

Beaucoup de gens se sont rendus dans des secteurs pour lesquels ils n'étaient pas équipés ou suffisamment formés parce qu'ils ont été incités à se déplacer en raison du système de laissez-passer des parcs, dit-il.

Une montagne face à de l'eau turquoise en Colombie-Britannique.

Le Stawamus Chief, un dôme en granit situé près de Squamish, en Colombie-Britannique, s'élève à plus de 700 mètres au-dessus des eaux du détroit de Howe.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Milette-Gagnon

Une demande croissante

Le principal objectif du programme est d'aider à assurer la protection des valeurs naturelles et culturelles, l'intégrité écologique et le séjour des visiteurs dans les parcs, selon une consultation en ligne lancée au début du mois d'avril par le ministère provincial de l’Environnement.

Le laissez-passer est une manière efficace de gérer la demande croissante et ce type de système est également utilisé dans des parcs nationaux canadiens et américains, précise le ministère dans un courriel.

Chris Ludwig croit plutôt que, pour s'assurer que les visiteurs sont plus éparpillés, la province devrait construire davantage de sentiers et de points d’accès .

Si on limite l’accès à des parcs très fréquentés, de nombreux sentiers non entretenus par le gouvernement sont plus achalandés, dit-il, en donnant l'exemple de l’augmentation du nombre de visiteurs au lac Watersprite, dont les sentiers d'accès sont entretenus par des bénévoles.

Le pouls de la population

La consultation publique du ministère de l’Environnement vise à obtenir l’avis de la population sur le système de laissez-passer journalier.

La députée de North Vancouver-Seymour, Susie Chant, tiendra une rencontre virtuelle le 5 mai pour discuter de cette question. Jusqu’à présent, les avis qu'elle a entendus sont partagés.

La députée NPD se réjouit de l’investissement de 83 millions de dollars alloués sur trois ans pour les parcs provinciaux. Une partie de cette somme sera consacrée à l'entretien des sentiers, affirme-t-elle.

Avec des informations d'Eva Uguen-Csenge

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