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L'opposition dénonce le congédiement du président du C.A. d'Horizon

Dorothy Shephard.

La ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Dorothy Shephard, a expliqué en Chambre qu'elle a congédié John McGarry parce qu'elle veut s'entourer de gens qui partagent sa vision de la réforme (archives).

Photo : Gouvernement du Nouveau-Brunswick

Radio-Canada

La ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick a congédié le président du conseil d'administration du Réseau de santé Horizon en expliquant qu'elle souhaite s'entourer de gens qui partagent sa vision des changements à apporter en santé.

La ministre Dorothy Shephard prépare l’une des plus importantes réformes des 20 dernières années en ce domaine. Elle mène des consultations qui sont presque terminées.

Les libéraux rapportent que la ministre Shephard a récemment envoyé un courriel au président du conseil d'administration du Réseau de santé Horizon, John McGarry, pour lui expliquer ce qu'elle attend de lui. Une semaine plus tard, elle lui a envoyé un autre courriel pour l’informer de son congédiement.

Nous avons besoin de travailler avec des gens qui partagent la même vision, a-t-elle expliqué à l’Assemblée législative, lorsqu'elle a été interrogée sur sa décision.

John McGarry n'appuie pas, par exemple, la décision de la ministre de concentrer les efforts de recrutement de médecins au sein du ministère de la Santé. Cette responsabilité relevait jusque-là des deux réseaux de santé, Horizon et Vitalité.

Si tu ne parles pas et si tu ne penses pas comme la ministre, tu n'as pas de place dans l'avenir du système de santé. Donc, à ce niveau-là, moi, je pense que c'est inquiétant.

Une citation de :Jean-Claude D'Amours, député libéral d’Edmundston-Madawaska-Centre

Selon le député libéral Jean-Claude D'Amours, le gouvernement Higgs tente de faire taire tous ceux qui ne partagent pas son point de vue. Il dit avoir reçu des appels de professionnels de la santé à qui on avait reproché d'avoir exprimé leurs opinions dans les réseaux sociaux ou lors d'entrevues accordées à des médias.

Ils laissent planer le risque que s'ils continuent à parler, ça risque de causer un problème au niveau de l'emploi, estime Jean-Claude D'Amours.

Jean-Claude D'Amours en entrevue à l'Assemblée législative.

Le député libéral Jean-Claude D'Amours dénonce le congédiement de John McGarry (archives).

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Le gouvernement fait en sorte qu'il ne veut pas que les professionnels de la santé parlent publiquement de la situation qui se passe dans nos hôpitaux ou dans nos réseaux, ajoute-t-il.

Selon lui, le ministère de la Santé devrait plutôt écouter ceux qui oeuvrent dans le système de santé, même s'ils ne partagent pas l'opinion de la ministre.

Il n'a pas été possible d'obtenir une entrevue avec la ministre Dorothy Shephard.

D'après un reportage de Michel Corriveau

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