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Démantèlement du parc Strathcona : Pivot Legal donne un D

Deux employés de la ville marchent sur du gazon à côté d'une clôture.

À quelques jours de la date butoir du 30 avril, des employés municipaux s'affairaient à retirer une clôture installée autour des tentes dans le parc Strathcona.

Photo : ben nelms/cbc / Ben Nelms

Radio-Canada

À moins de 24 h de la date butoir du 30 avril pour mettre fin au village de tentes du parc Strathcona, l’organisme à but non lucratif qui veille aux droits des personnes vulnérables, Pivot Legal, dénonce le traitement des itinérants qui s'y trouvent.

Dans un rapport publié jeudi, l’organisme donne la note D aux autorités en ce qui a trait à la gestion du dossier.

Pivot Legal a sondé 94 résidents, en évaluant la façon dont les principes développés par les rapporteurs spéciaux des Nations unies sur le logement adéquat avaient été appliqués.

Les itinérants sondés déplorent notamment le fait que certains des logements offerts soient des places dans des refuges.

Ce qu’on entend sur le terrain ne correspond pas à ce qui est dit publiquement. Beaucoup des endroits offerts sont terriblement inadéquats et ne répondent pas aux normes fondamentales des droits de la personne.

Une citation de :Anna Cooper, avocate, Pivot Legal

Une résidente rapporte notamment n’avoir eu que 5 minutes, en l’absence de son conjoint, pour décider si elle prendrait le logement qui lui était offert.

Les gens sont donc obligés de choisir, explique Anna Cooper. La seule autre alternative est d’être expulsée chaque jour.

Kris Fuhrman devant les tentes au parc Stratchona.

Kris Fuhrman croit que l'intention du gouvernement en démantelant le village de tentes est de diviser la communauté qui s'est formée au parc Strathcona.

Photo : Radio-Canada

Le campement du parc Strathcona est le troisième village de tentes à être démantelé depuis le début de la pandémie.

Au début du mois, la Ville de Vancouver, la commission municipale des parcs et la province se sont entendues pour fermer le site d’ici le 30 avril. Pour parvenir à cet accord, Victoria s’est engagée, à travers BC Housing, à offrir du logement à tous les résidents du parc.

Des employés avec un gilet orange marchent dans un parc de tentes.

BC Housing et des travailleurs sociaux parlent à des résidents avant le démantèlement du camp. Les campeurs qui acceptent l'offre de logement ont le droit d'amener deux boîtes avec eux, rapportent des gens sur place.

Photo : ben nelms/cbc / Ben Nelms

S’il salue les efforts de la province pour fournir du logement, l’organisme Pivot Legal déplore le fait que les gens sur place n’aient pas été consultés avant que l'accord soit conclu entre les trois partis.

C’est une entente entre différents ordres de gouvernement, mais on a oublié d’écouter les voix et les souhaits des gens qui vivent dans le parc, dénonce Anna Cooper. Ce sont eux qui en subiront les conséquences, et ce sera traumatisant.

La date butoir du 30 avril a été imposée par le ministre David Eby lui-même, confirme le commissaire Dave Demers. Tout se déroule comme il l'avait promis, donc j’ai pleinement confiance qu’il va livrer.

Plus tôt cette semaine, le ministre du Logement a dit avoir bon espoir que tous les campeurs qui le désirent pourront obtenir une place où vivre d’ici vendredi.

David Eby en conférence de presse.

Le procureur général David Eby est aussi ministre responsable du Logement.

Photo : Radio-Canada / Mike McArthur

Pour ceux qui refusent l’aide offerte par BC Housing, il faudra avoir des conversations difficiles, a confirmé David Eby.

Après 10 h, vendredi matin, ce sera à la commission des parcs de décider si elle demande une injonction pour expulser ceux qui restent. Jeudi, quelques dizaines de personnes dormaient toujours sur place.

S’ils nous disent qu’il reste une dizaine de personnes et que les espaces seront prêts lundi, on va attendre, dit Dave Demers. C’est pas vrai qu’on va les chasser pour leur courir après lundi matin.

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