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Snobée par Montréal, la Formule E fera un retour... à Vancouver

Une Jaguar passe devant des affiches du gouvernement canadien.

Le seul championnat montréalais de formule E s'est déroulé à l'été 2017.

Photo : Getty Images

Des voitures qui roulent à pleine vitesse, des concerts et des événements au cours d’une longue fin de semaine de festivités : pendant qu’à Montréal, la Formule 1 est annulée pour une deuxième année consécutive, à Vancouver, on rêve de Formule E.

Mercredi soir, après plus d’un an de pourparlers, le conseil municipal de Vancouver a signifié son appui à la tenue de cette course automobile qui n'a eu lieu qu’une seule fois au Canada, en juillet 2017, à Montréal.

C’est une occasion spectaculaire pour Vancouver, c’est plus qu’une course, croit la conseillère municipale Sarah Kirby-Yung, qui a présenté la motion.

Selon le plan approuvé par la Ville, l’événement comprendra aussi une conférence de deux jours sur l’électrification des transports, ainsi que des concerts au stade BC Place.

La conseillère Sarah Kirby-Young dit avoir appris de l’échec de l'organisation de l'épreuve présentée à Montréal. Tous les frais devraient être déboursés par les organisateurs, explique-t-elle, rappelant que la Ville de Vancouver n'apportera pas de contribution financière.

Le promoteur s’engage aussi à installer des bornes de recharge électrique dans le secteur.

Je vous promets que ça va être un événement l’fun

C’est le promoteur montréalais de la Formule E, OSS Motorsport, qui aura la tâche d’organiser le Vancouver E-Prix.

Les gens là-bas se soucient de l’environnement, tout le monde le sait, explique Anne Roy, vice-présidente d’OSS Group, en entrevue à Boulevard du Pacifique. Pour nous c’est un site parfait avec les valeurs de la Formule E.

Les promoteurs comptent financer la course grâce à la vente de billets de concert et à la conférence, qui auront lieu en même temps.

Apprendre de l’échec montréalais

Née en 2014, la Formule E est maintenant reconnue au même titre que le championnat du monde de Formule 1.

Montréal a brièvement fait partie du circuit de Formule E. Après avoir investi 25 millions de dollars et signé un contrat de trois ans, la Ville avait résilié unilatéralement son contrat après la première course, en 2017.

L'installation du circuit au cœur de la ville avait occasionné des problèmes de circulation pendant deux semaines et suscité la grogne des résidents et des commerçants. L’événement, déficitaire, n’avait pas non plus réussi à attirer les foules promises.

Des voitures de course empruntent un virage lors de la formule E, à Montréal, le 30 juillet 2017.

L'événement tenu à Montréal n'avait pas attiré les foules attendues.

Photo : La Presse canadienne / Tyler Remiorz

En plus d’avoir minimisé les risques économiques pour la Ville, les organisateurs assurent aussi que l’impact sur la circulation sera amoindri.

Le circuit sera en partie construit sur des terrains vacants aux abords de False Creek. Selon la Ville, des fermetures de routes sont à prévoir pour une période de 48 heures seulement.

Notre tracé n’a aucun résident à l’intérieur du circuit, contrairement à Montréal, rapporte Anne Roy. La vice-présidente d’OSS Group dit être en contact avec l’association de résidents du secteur et s’engage à offrir des mises à jour régulières.

Une aide à la relance

Vancouver compte profiter du E-Prix pour attirer des touristes dans la ville une fois la pandémie terminée.

Avec la COVID-19 le secteur de l’hospitalité a souffert et nous nous sommes fait dire qu’un événement de ce type aiderait à la relance économique, indique Sarah Kirby-Young.

Selon les prévisions officielles, le Vancouver E-Prix devrait mener à la création de 3000 emplois et générer 83,5 millions de dollars en retombées économiques locales.

Un engagement de trois ans

La première course à Vancouver devrait avoir lieu dès l’an prochain. Selon la motion présentée mercredi, la Ville est prête à s’engager pour un contrat de trois ans.

La Fédération internationale de l'automobile, qui gère la Formule E, doit maintenant approuver la proposition d'OSS Group et de Vancouver.

Avec des informations de Timothé Matte-Bergeron

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