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Une bibliothèque de semences pour encourager le jardinage et le partage

Une boite avec des semences gratuites.

Les paquets de semences commerciales contiennent souvent trop de graines, surtout pour les petits jardins urbains. La bibliothèque de semences permet de partager ces surplus avec d'autres.

Photo : Radio-Canada / Camille Vernet

Camille Vernet

L'engouement pour le jardinage en début de pandémie a entraîné une rupture des stocks de semences dans plusieurs commerces en Colombie-Britannique. C’est cette folie pour les semences qui a donné l'idée à Marie-Pierre Bilodeau de créer une bibliothèque de graines dans un quartier d'East Vancouver. Elle permet ainsi aux jardiniers urbains de prendre ou de déposer leurs semences sans frais.

Marie-Pierre Bilodeau est la conceptrice d'une petite boîte de bois située au coeur du rond-point à l'intersection de la rue Wall et Eaton, dans l'est de Vancouver.

La fondatrice de Refarmers, un organisme qui entreprend des projets d'agriculture urbaine, a été surprise par la popularité de cette bibliothèque de graines. Les gens viennent de partout à Vancouver, explique-t-elle .

Marie-Pierre Bilodeau avec du kale dans ses mains.

La bibliothèque de semences est un projet social qui rassemble la communauté.

Photo : Radio-Canada / Camille Vernet

Ce qui m'a inspirée, c'est d'aider les gens qui n'ont jamais fait de jardinage. Je pense que tout le monde devrait jardiner parce que c'est vraiment thérapeutique.

Une citation de :Marie-Pierre Bilodeau, fondatrice de Refarmers

Les conseils de Marie-Pierre Bilodeau ont été une aide précieuse pour Yazmín Vázquez. La bibliothèque de semences a permis à la jardinière en herbe d'essayer plusieurs variétés de légumes auxquelles nous ne sommes peut-être pas habituées ou qui nous intimident un peu, précise-t-elle.

Oliver et sa mère dans leur jardin.

Pour Oliver, 7 ans, observer une graine pousser pour devenir un légume semble « magique ».

Photo : Radio-Canada / Camille Vernet

Son fils Oliver, âgé de 7 ans, est très impliqué dans ce projet de jardinage. Il mange beaucoup plus de légumes depuis, dit Yazmín Vázquez avec un sourire. Je pense que c'est un bon moyen d'inciter les enfants à manger des légumes et de créer un contact avec la nature et le processus pour cultiver ces aliments.

Il est important pour Yazmín Vázquez de pouvoir contribuer à la bibliothèque de semences et d’apprendre à les récolter. C'est tout un processus et ça demande beaucoup de patience, concède la jardinière. Mais au final, le sentiment est très gratifiant.

Une idée qui fait son chemin

Sur l'île de Vancouver, à Cumberland, Savanah Laplante a été incitée à conserver ses propres graines, grâce à sa sœur. Celle-ci a entretenu une bibliothèque de semences pour la Richmond Food Security Society.

Selon Savanah Laplante, il est aussi essentiel d’avoir des bibliothèques de semences que des livres : Il est important de pouvoir faire pousser notre nourriture sans frais.

Savanah Laplante au milieu de son jardin.

La sécurité alimentaire est au coeur de la démarche de conservation de semences de Savanah Laplante.

Photo : Savanah Laplante

D’ici la fin de l’été, l’apprentie « semencière » espère démarrer une bibliothèque d'échange de graines biologiques et traditionnelles dans sa communauté. Un projet important pour la biodiversité : Lorsqu’on récolte nos propres semences, ça vous donne une variété qui est mieux adaptée au climat.

Conseils de spécialiste des semences

Pour préserver des semences, il faut avoir du temps, mais aussi de la place. Il faut les garder au froid et dans le noir, explique Savanah Laplante.

Elle recommande également de débuter avec des plantes qui sont dites « autofertiles », tels les tournesols et les tomates.

Yazmín Vázquez et son fils avec des semences.

Cultiver ses semences et un bon moyen de rapprocher les enfants de la nature et du processus de production de la nourriture, selon Yazmín Vázquez.

Photo : Radio-Canada / Camille Vernet

Marie-Pierre Bilodeau, quant à elle, conseille aux débutants les haricots ou les pois, qui sont faciles, car on peut les laisser sécher sur la plante et on sait quand c’est prêt quand c’est brun et que ça craque.

Certaines plantes comme le persil peuvent donner des milliers de graines, une bonne raison pour les partager, conclut Marie-Pierre Bilodeau.

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