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Le manque d'ébénistes freine certains projets d'entreprises

Un homme tient une planche près d'une machine.

Les ateliers d'ébénisterie peinent à recruter de la main-d'œuvre.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Comme plusieurs autres catégories d’emploi, l’ébénisterie est aux prises avec un manque important de main-d’œuvre en ces temps de pandémie, un phénomène qui se fait particulièrement sentir en raison de la forte croissance des projets de rénovation résidentielle.

Plusieurs entreprises souffrent de la rareté d’ébénistes et ont même publié des offres d’emploi sur les réseaux sociaux dans l'espoir de trouver de nouveaux employés.

Chez Les Cuisine Moderne, le carnet de commandes déborde.

Les gens sont un peu dépourvus, j'ai l'impression que plusieurs vont faire du camping cet été dans leur maison neuve parce qu'ils n'auront pas de cuisine, note la copropriétaire, Marie-Kim Gagné.

Marie-Kim et sa sœur, Jessika, voient grand depuis qu'elles ont pris la relève de l’entreprise familiale il y a trois ans. La difficulté de dénicher des ébénistes freine certains de leurs projets.

Si on avait des gens, on aurait la capacité de faire deux cuisines par jour. On voudrait agrandir, on a le terrain pour. Ce sont des buts qu'on veut atteindre. On est jeune, on est motivé, mais on n’a pas d'alliés , déplore Marie-Kim Gagné.

Leurs tentatives de dénicher du personnel par l’entremise de Facebook ont été vaines.

Ce qu'on demande, c'est que la personne connaisse son ruban à mesurer. Même pas d'années d'expérience, rien, on veut former.

Une citation de :Jessika Gagné, copropriétaire, Les Cuisines Modernes

L’entreprise Armoires et ébénisterie Aubin vit la même situation. À 55 ans, le propriétaire, Phillipe Aubin aimerait ralentir la cadence. Il doit plutôt travailler six jours sur sept pour répondre à la demande.

On n’a pratiquement jamais été en manque de main-d'œuvre autant que ça depuis deux ou trois ans. Il n’y a pas de relève. Il se donne de la formation dans les écoles, mais il n’y a pas de candidats , constate le propriétaire.

Les salaires d’ébénistes dépassent dorénavant les 20 $ l’heure. Malgré tout, les candidats sont loin de se bousculer aux portillons.

Un homme perce un trou dans un panneau.

Les entreprises d'ébénisterie multiplient les démarches pour recruter de nouveaux employés.

Photo : Radio-Canada

Surenchère

L'enjeu de la rareté de main-d'œuvre provoque une surenchère des conditions de travail dans le domaine. Sur six employés, deux ont récemment quitté Armoires et ébénisterie Aubin pour aller travailler à meilleur salaire chez un compétiteur.

Les ébénisteries les contactent sur Facebook et leur offrent des salaires plus élevés que ce que l'on donne , se désole Philippe Aubin.

Avis à ceux qui aimeraient avoir de nouvelles armoires de cuisine ou de salle de bain : la patience est de mise.

On est rendu au mois d'octobre. Si vous voulez les avoir pour Noël, mieux vaut réserver tout de suite , prévient Philippe Aubin.

D'après un reportage de Mélanie Patry

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