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Regina approuve une étude de faisabilité pour interdire les thérapies de conversion

Gros plan sur l'édifice qui abrite l'hotel de ville de Regina.

Si tout va bien, un réglement sera voté au conseil municipal de Regina au mois de juillet. (archives)

Photo : Radio-Canada / Kirk Fraser

Radio-Canada

Regina fait un pas vers une interdiction probable des thérapies de conversion sur son territoire, alors que le conseil municipal a voté mercredi en faveur d’une étude de faisabilité en la matière.

Une trentaine de personnes ont pris la parole durant la séance pour exprimer leurs opinions sur le sujet, dont le révérend Joy Cowan du Heritage United Church, et membre de la communauté LGBTQ+, qui s’est prononcé en faveur de l’interdiction.

Nous sommes tous faits à l’image de Dieu. Cela signifie donc que le spectre des identités de genre et des orientations sexuelles est un don divin et une expression de Dieu. Qui sommes-nous pour rejeter ce don? a-t-il dit lors du conseil municipal.

Une psychothérapeute ontarienne, Anne Gillies, a exprimé son mécontentement face au projet de loi fédérale. Selon elle, avec cette loi, elle pourrait être incarcérée pour avoir conseillé des clients sur leurs attirances et leurs comportements sexuels.

Diverses opinions qui ont finalement forcé la mairesse, Sandra Masters, a couper court au débat en assurant que les personnes de la communauté LGBTQ+ ne sont pas des personnes endommagées ou qui ont besoin d’être réparées .

La Société canadienne de psychologie, l’Association des psychiatres du Canada et la Société canadienne de pédiatrie ont dénoncé ces thérapies, affirmant qu’elles étaient dommageables aux personnes de la communauté LGBTQ+.

Les conseillers municipaux ont aussi approuvé le début de consultations communautaires sur la question, ainsi que l’envoi au gouvernement fédéral d’une lettre d’appui au projet de loi C-6.

Le 19 avril 2021, le comité municipal sur le bien-être communautaire avait déjà voté en faveur d’une possibilité d’interdiction de la pratique à Regina.

Si tout va bien et qu’un règlement est voté en ce sens au mois de juillet, conformément au plan des autorités, la capitale provinciale rejoindra Saskatoon, qui a déjà interdit les thérapies de conversion.

Avec les informations de Heidi Atter

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