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Un bénéfice net de 87 M$ pour Résolu au 1er trimestre

Produits forestiers Résolu.

Produits forestiers Résolu

Photo : Radio-Canada / Évelyne Cöté

Produits forestiers Résolu (PFR) affiche un bénéfice net de 87 millions de dollars pour le premier trimestre de l’année 2021. C’est une performance nettement meilleure que celle de la même période l'an dernier, alors que l'entreprise enregistrait plutôt une perte de 1 million de dollars.

Le nouveau président et chef de la direction de PRF, Rémi Lalonde, indique qu'il s'agit d'un excellent trimestre pour le secteur du bois d'œuvre et pour d'autres produits destinés à la construction.

À lui seul, le secteur des produits du bois a dégagé un bénéfice d'exploitation de 221 millions de dollars pour les trois premiers mois de l'année, en hausse de 93 millions par rapport aux trois derniers mois de l'année 2020. Le bois d'œuvre se vend ainsi en moyenne autour de 1000 $ du 1000 pieds mesure de planche, presque deux fois plus cher que la moyenne des dernières années.

Du bois empilé chez Produits forestiers Résolu.

Du bois empilé chez Produits forestiers Résolu.

Photo : Radio-Canada / Benoît Jobin

Notre carnet de commandes est à peu près de six à huit semaines dans le futur, ce qui fait en sorte qu’on a vendu de la matière qui n’a pas encore été sciée, précise Rémi Lalonde pour indiquer que l’entreprise vend des arbres pratiquement encore debout.

À l'inverse, les conditions continuent de se détériorer dans le secteur du papier. Résolu enregistre un déficit d'exploitation de 24 millions dans ce secteur pour le premier trimestre 2021 malgré une hausse des prix de vente.

L'entreprise explique que les volumes expédiés ont reculé de 16 000 tonnes métriques comparativement au dernier trimestre de 2020. Selon le président et chef de la direction, il s'agit d’une chute de 14 % en un an, ce qui laisse peu d’espoir pour un redémarrage de la machine à papier numéro 10 à Alma, fermée depuis l’été dernier.

« Il n’y a personne qui veut fabriquer et vendre du papier plus que Produits forestiers Résolu, mais ça prend des gens pour l’acheter. »

— Une citation de  Rémi Lalonde, président et chef de la direction, PFR

Baie-Comeau et Amos

Rémi Lalonde croit encore moins aux possibilités de redémarrage des usines à papier journal de Baie-Comeau et d’Amos dans le contexte actuel. L’entreprise parle maintenant de fermeture pour une période indéterminée plutôt que temporaire. Dans l’histoire de Produits forestiers Résolu, toutes les usines ayant un tel statut ont été fermées définitivement, sauf celles de Dolbeau et de Gatineau. Actuellement, nos priorités sont de continuer à travailler avec les comités de relance locaux à Amos et Baie-Comeau pour voir s’il y a d’autres alternatives pour ces actifs en particulier, précise le président.

Kénogami

Pour ce qui est de l’usine de Kénogami dans l’arrondissement de Jonquière, encore menacée de fermeture jusqu’à tout récemment, Rémi Lalonde rappelle que l’entreprise a investi plusieurs millions de dollars pour améliorer la qualité du papier qui y est fabriqué et réduire les gaz à effet de serre. Il continue d'accorder sa confiance au projet de fabrication de fibre cellulosique. C’est excitant de voir ce qui va se passer là, mentionne-t-il.

Mesurage de bois falsifié

Pour la première fois, la direction de Produits forestiers Résolu a commenté le reportage d’Enquête diffusé il y a quelques semaines à propos de certaines entreprises qui omettent de déclarer jusqu’à 25 % de leur facture de redevances en falsifiant le système de mesurage du bois qui entre dans les scieries.

Nous, ce qu’on a dit, c’est qu’on ne se reconnaît pas du tout dans les accusations qui ont été portées à l’endroit du gouvernement, indique Rémi Lalonde. Nos pratiques sont excessivement rigoureuses. On ne tolère pas des écarts. Il y a un processus de vérification qui existe à l’intérieur de ces pratiques et un lancement d’alerte est disponible aussi, ce qui fait que nous, on ne se reconnaissait pas dans ces accusations. Et on a communiqué avec les gens qui étaient avec nous pour s’assurer que, s’il y avait des préoccupations, on puisse les adresser.

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