•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des professionnels de la santé et des services sociaux manifestent à Val-d'Or

Des membres de l'APTS discutent autour d'une tente aux couleurs du syndicat.

Des membres de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux ont manifesté jeudi midi à Val-d'Or.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

L'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) tenait une action de visibilité jeudi midi, à Val-d’Or. Les syndiqués dénoncent les conditions de travail jugées difficiles. Ils affirment que leurs conditions mettent en péril les services offerts dans la région et provoquent un exode des professionnels.

La représentante nationale à l'APTS, Claudie Beaudoin, rappelle que près de 70 enfants sont en attente de services en protection de la jeunesse. Plus de 40 postes sont à pourvoir en ce moment.

Nous avons des demandes spécifiques pour les centres jeunesse, on vit une grande pénurie. Si on veut attirer et retenir les gens, ça prend des changements dans nos conditions de travail et ça, ça passe par des changements dans la convention collective, dit-elle.

Les demandes salariales se résument à une augmentation de 5 % pour tout le personnel ainsi qu'une prime de 10 % à ceux qui ont atteint le dernier échelon salarial depuis un an. Ceux qui ont atteint le plafond salarial depuis deux ans toucheraient quant à eux 15 %.

Il faut retenir le personnel d’expérience, parce que, présentement, les gens quittent le navire quand ils ont de l’expérience; donc, on ne souhaite pas ça, explique Claudie Beaudoin.

Les représentants de l’APTS aimeraient aussi avoir droit à la prime d’éloignement de 8 % pour l’ensemble de l’Abitibi-Témiscamingue, une demande formulée conjointement avec la FIQ, le syndicat qui représente notamment le personnel infirmier.

Les directeurs de la protection de la jeunesse nomment les problématiques au ministre Lionel Carmant, mais on dirait que le message ne se rend pas auprès du Conseil du Trésor. Les dernières annonces de Sonia LeBel nous parlaient d’une prime en centre jeunesse, mais moins que ce qu’elles ont présentement, déplore-t-elle.

Une femme portant un masque pose devant des manifestants.

Claudie Beaudoin, représentante nationale de l'APTS pour l'Abitibi-Témiscamingue

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Les demandes normatives, qui excluent l’aspect pécuniaire, comprennent une évaluation des charges de travail. C’est facile à dire qu’on donne 15 dossiers par intervenante, mais il faut tenir compte de la lourdeur de chacun des dossiers, donc on souhaite évaluer les charges de travail, soutient Claudie Beaudoin.

On demande aussi des titularisations afin que ce soit plus intéressant pour eux de venir travailler en centre jeunesse, même si ce n’est qu’à temps partiel, conclut-elle.

Cette action de visibilité se tenait à quelques jours du dépôt du rapport de la Commission spéciale sur les droits des enfants, présidée par Régine Laurent.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !