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Grève au port de Montréal : les Communes adoptent une loi spéciale

Un navire cargo chargé de conteneurs, au port de Montréal.

Les débardeurs du port de Montréal sont en grève depuis lundi. Avant d'entrer en vigueur, la loi spéciale forçant le retour au travail devra être adoptée par le Sénat.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

La Chambre des communes a adopté, dans la nuit de mercredi à jeudi, une loi spéciale pour mettre fin à la grève du syndicat des débardeurs au port de Montréal. Les députés conservateurs ont appuyé le gouvernement libéral minoritaire afin d’adopter la loi C-29 par un vote de 255 à 61.

Trois députés libéraux, de même que les élus du Bloc québécois, du NPD et du Parti vert ont voté contre cette loi.

Elle vise à rouvrir rapidement le port de Montréal, où le flux de millions de tonnes de marchandises s’est arrêté à la suite de l’entrée en grève des 1150 débardeurs lundi matin.

Avant d’entrer en vigueur, la loi C-29 doit être adoptée au Sénat, où elle sera débattue vendredi. Le Syndicat des débardeurs du port de Montréal (SCFP 375) a déjà annoncé qu'il avait l'intention de contester la constitutionnalité de la loi.

Au cours du débat menant à l’adoption de la loi spéciale, la ministre du Travail Filomena Tassi a soutenu que si la grève s’éternisait, elle coûterait à l’économie de 40 à 100 millions de dollars par semaine, menaçant directement 19 000 emplois et en touchant des milliers d’autres au pays.

Mme Tassi a déclaré mercredi à la Chambre des communes que la situation était désastreuse. Le gouvernement doit agir pour la santé et la sécurité des Canadiens, ainsi que l'économie, a-t-elle ajouté.

En plus d’imposer la reprise des activités au port, la loi spéciale imposera la médiation à l’Association des employeurs maritimes (AEM) et au Syndicat des débardeurs du port de Montréal.

La loi C-29 confère notamment au médiateur-arbitre le pouvoir d’imposer l’arbitrage comme mode de règlement des questions que la médiation n’aura pas permis de régler.

Les discussions entre les deux parties achoppaient principalement sur les horaires de travail et la conciliation travail-famille.

La convention collective est échue depuis décembre 2018.

Le Syndicat canadien de la fonction publique, qui représente les débardeurs, affirme que le conflit actuel a été déclenché par l'employeur, l'AEM, qui a imposé des heures de travail prolongées sans consulter les travailleurs.

Avec les informations de La Presse canadienne

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