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Un jour de prison pour avoir transformé son logement en boîte de nuit

Mohammad Movassaghi porte un masque et tient une lettre dans une main.

Quand la police s'est présentée chez Mohammad Movassaghi après avoir reçu de nombreuses plaintes, 78 personnes, dont une stripteaseuse, se trouvaient dans son appartement de deux chambres à coucher.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Radio-Canada

L’homme qui a transformé son luxueux appartement en boîte de nuit à la fin janvier au centre-ville de Vancouver, faisant fi des restrictions sanitaires en place, est condamné à un jour en prison et à payer plus de 5000 $ d’amende.

La juge Ellen Gordon de la Cour provinciale a dit à Mohammad Movassaghi qu'il devait se considérer chanceux que la Couronne n’ait pas demandé une peine plus sévère que le temps qu’il a déjà passé en prison en attendant sa libération sous caution.

Si la Couronne avait demandé du temps en prison, vous devez être assuré que je l'aurais accordé.

Une citation de :Ellen Gordon, juge de la Cour provinciale

Elle ajoute que si une personne était décédée après avoir contracté la COVID-19 à la suite de cette fête, en ce qui me concerne, vous seriez coupable d’homicide involontaire.

Ce que vous avez fait est comparable aux individus qui vendent du fentanyl aux gens qui meurent tous les jours dans la rue. Il n’y a aucune différence. Vous avez volontairement assumé un risque qui pouvait tuer des gens en pleine pandémie, a déclaré la juge.

Mohammad Movassaghi est la première personne en Colombie-Britannique à être jugé concernant un non-respect de la loi sur la santé publique.

En plus d’avoir plaidé coupable d’un chef d’accusation pour violation des mesures sanitaires et pour ne pas avoir respecté ses conditions de remise en liberté, l’homme de 42 ans a également plaidé coupable de garder de l’alcool dans le but d’en faire la vente.

Lorsque les policiers se sont présentés avec un mandat, le 31 janvier, 78 personnes se trouvaient à l’intérieur du logement de deux chambres.

La police y a découvert une cabine de DJ, un bar et des menus vendant de l’alcool pour des sommes allant jusqu’à 26 $ le verre et jusqu’à 1500 $ la bouteille.

Il y avait un poteau installé sur la hauteur des deux étages près duquel se tenait une femme aux seins nus entourée de chaises d'où des gens la regardant, a indiqué la procureure de la Couronne, Ellen Leno.

Mohammad Movassaghi était représenté par son frère et avocat, Bobby Movassaghi. Celui-ci a plaidé que la publicité autour de l’affaire a fait perdre du travail à son frère en plus de créer beaucoup de honte à leurs parents, tous deux dans la septantaine.

Dans sa soumission, la défense a argué que la fête, dont les policiers ont été témoins, avait essentiellement débordée au-delà de ce qui avait été prévu.

Je suis certain votre honneur que vous pouvez imaginer à quel point les gens ont tendance à inviter leurs amis à une fête sans que l'hôte ne soit mis au courant.

Une citation de :Bobby Movassaghi, avocat de l'accusé

La juge Ellen Gordon a répondu très bien connaître les fêtes, pour en avoir elle-même organisé avant l'arrivée de la pandémie.

Mais je n’ai pas de poteau de stripteaseuse ni de chaises autour. Je ne demande aucuns frais d’entrée. Je ne facture l’alcool à personne et je n'ai pas de dispositif de point de vente rattaché à mon cellulaire, a-t-elle rétorqué.

En plus de la contravention de 5000 $, Mohammad Movassaghi devra se soumettre à une période de 18 mois de probation et effectuer 50 heures de travaux communautaires.

Avec les informations de Jason Proctor

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