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Trois millions de doses de vaccin administrées au Québec

Un homme de dos avec un t-shirt sur lequel on peut lire : «Agent COVID».

Près de trois millions de Québécois ont déjà été vaccinés contre la COVID-19.

Photo : Ivanoh Demers

Radio-Canada

La campagne de vaccination va bon train, se réjouit le ministre de la Santé et des Services sociaux Christian Dubé qui devrait, selon nos sources, expliquer jeudi après-midi comment elle sera élargie à la population générale une fois que les clientèles prioritaires auront reçu au moins une dose.

En attendant, le nombre de Québécois vaccinés continue de grimper.

Le ministre Dubé a annoncé mercredi sur Twitter que le Québec avait franchi le cap des trois millions de doses administrées.

Cela signifie que près de trois millions de Québécois ont été vaccinés jusqu'à maintenant, puisque moins de 70 000 personnes ont reçu deux doses.

Ce total correspond grosso modo à 35 % de la population de la province.

En coulisses, le cabinet du ministre Dubé se félicite en outre que la campagne de vaccination ait enfin atteint sa vitesse de croisière.

Le premier million de doses, explique-t-on, a été inoculé en 100 jours; le deuxième en 20 jours; et le troisième en seulement 15 jours.

L'AstraZeneca trouve toujours preneur

Il semble en outre que la campagne n'ait pas ralenti au lendemain de l'annonce du décès de Francine Boyer, cette Québécoise de 54 ans morte d'une thrombose cérébrale après avoir reçu une dose de Covishield, la version indienne du vaccin d'AstraZeneca.

C'est du moins ce qu'a rapporté Christian Dubé jeudi lors de l'étude des crédits de son ministère. On a près de 12 000 rendez-vous de pris aujourd'hui avec AstraZeneca, donc on est à peu près au niveau normal qu'on a connu dans les derniers jours, a déclaré le ministre en réponse à une question de sa vis-à-vis libérale Marie Montpetit.

Plus tôt, les partis d'opposition s'étaient inquiétés que la mort de Mme Boyer marque un tournant dans la campagne de vaccination.

Le chef parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé, avait dit craindre que ce décès n'effraie les Québécois.

C'est difficile de convaincre un quinquagénaire de se faire vacciner avec l'AstraZeneca quand une personne du même âge est morte au Québec. Ce n'est pas de la bonne publicité.

Une citation de :Pascal Bérubé, chef parlementaire du PQ

Depuis le début, l'AstraZeneca a été difficile à vendre, a poursuivi l'élu péquiste. Et là, quelqu'un est mort. [...] C'est un gros problème.

Le leader parlementaire du Parti libéral, André Fortin, a abondé dans le même sens, constatant que le gouvernement faisait face à un véritable défi.

Lorsque tu te rends à la clinique de vaccination, tu t'attends à être protégé, a-t-il rappelé. Il y a des gens qui ont des craintes par rapport à ce vaccin-là, et on ne peut pas simplement les mettre de côté, les ignorer.

Des données récentes de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) montrent néanmoins que les Québécois sont plus ouverts à se faire vacciner qu'ils ne l'étaient auparavant.

Alors que 20 % d'entre eux se disaient réticents à la vaccination avant la pandémie, ils sont maintenant 10 % à penser la même chose depuis le début de la troisième vague.

Avant la pandémie, 20 % des Québécois étaient réticents à se faire vacciner. Ce taux est passé à 14 % lors de la 1re vague, à 12 % lors de la 2e vague et à 10 % depuis le début de la troisième vague.

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, les Québécois sont de moins en moins réticents à se faire vacciner, selon l'INSPQ.

Photo : Radio-Canada

Par ailleurs, Québec étudie la possibilité de vacciner les adolescents de 12 à 16 ans avant la prochaine rentrée scolaire. Ce scénario a été évoqué mercredi par le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, qui accompagnait le ministre Dubé lors de l'étude des crédits de son ministère.

Ce sont des choses qu'on regarde et qu'on anticipe, a-t-il déclaré, ajoutant qu'il suivait de très près le processus d'homologation des vaccins, en particulier celui de Pfizer.

De manière générale, seules les personnes de 60 ans et plus peuvent actuellement prendre un rendez-vous pour se faire vacciner, de même que les personnes vivant avec une maladie chronique ou un handicap, certains travailleurs essentiels et, depuis mercredi matin, les femmes enceintes.

Les Québécois âgés de 45 à 60 ans peuvent également prendre rendez-vous dans certains sites pour se faire administrer le vaccin d'AstraZeneca, les sites de vaccination sans rendez-vous ayant tous écoulé leurs stocks dans la dernière semaine.

Avec Sébastien Bovet et La Presse canadienne

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