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Benoit Cardinal ne témoignera pas à son procès pour meurtre

Photo d'archives de Benoit Cardinal.

Benoit Cardinal est accusé du meurtre prémédité de Jaël Cantin.

Photo : Radio-Canada

Accusé du meurtre prémédité de Jaël Cantin, la mère de ses six enfants, Benoit Cardinal se prévaut de son droit à garder le silence et ne témoignera pas à son procès au palais de justice de Joliette.

La défense ne présentera pas de preuve, a annoncé au jury Me Ghassan Toubal, l’un des avocats de l’accusé, à la quatorzième journée du procès, mercredi.

Benoit Cardinal, 34 ans, fait le choix stratégique de ne pas s’adresser au jury et de ne pas faire entendre de témoins pour présenter sa version des événements qui se sont déroulés le 16 janvier 2020.

Cette nuit-là, sa conjointe des 16 dernières années, Jaël Cantin, mère de ses six enfants, a été battue à mort dans leur chambre à coucher, à Mascouche.

L’accusé a affirmé à la police avoir été attaqué par un intrus, avant d’être lui-même accusé de meurtre prémédité.

Assurance-vie d’un million de dollars

La preuve de la poursuite s’est close avec un 33e témoin, le conseiller en sécurité financière et ami du couple, Frédérick Scheidler.

Il a expliqué que Jaël Cantin avait une assurance-vie d’un million de dollars dont le bénéficiaire était l’accusé à 100 %. Le contrat avait été signé le 15 février 2018, près de deux ans avant le meurtre.

Frédérick Scheidler, portant un masque, dans un couloir du palais de justice de Montréal.

Conseiller en sécurité financière, Frédérick Scheidler a été présenté comme un ami du couple que formaient Benoit Cardinal et Jaël Cantin.

Photo : Radio-Canada

En panique après sa suspension

Ça va mal finir, je suis au bout du rouleau, aurait dit Benoit Cardinal à un de ses amis et ex-collègue de travail quelques semaines avant le meurtre de sa conjointe.

Le 26 décembre 2019, l’accusé a été suspendu de son poste d’éducateur en centre jeunesse en raison d’une enquête administrative et semblait anéanti, selon deux amis dont l’identité est protégée par une ordonnance de non-publication.

Il avait l’air comme si un train venait de lui passer dessus. Les épaules par en bas. Il avait l’air défait, a témoigné une ex-collègue très émotive qui a craint que Benoit Cardinal ne mette fin à ses jours. Soit je vais aller à l’hôpital ou soit que c’est no way back [un point de non-retour], lui aurait-il confié six jours avant le meurtre.

Pendant son incarcération, Benoit Cardinal aurait affirmé à cette amie que sa suspension du centre jeunesse avait été la goutte qui a fait déborder le vase.

Plaidoiries lundi

Puisque Benoit Cardinal ne présente pas de défense, ses avocats Louis-Alexandre Martin et Ghassan Toubal vont plaider en dernier. Ils tenteront de convaincre le jury que la preuve de la poursuite n’est pas hors de tout doute raisonnable et que l’accusé doit bénéficier de la présomption d’innocence.

Les procureures aux poursuites criminelles et pénales Geneviève Aumond, Caroline Buist et Valérie Michaud les devanceront dès lundi.

Le procès se déroule devant la juge de la Cour supérieure Johanne St-Gelais.

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