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Québec ferme le robinet du pétrole gaspésien

Le puits Galt numéro 4, situé à une vingtaine de kilomètres de Gaspé.

Le projet pétrolier Galt, un site auparavant propriété de Junex, a été le plus avancé au Québec en Gaspésie. (Archives)

Photo : Radio-Canada / /CBC

Gaspé Énergies, qui a entamé des démarches juridiques pour obtenir un permis de forage, ne pourra plus bénéficier du soutien financier de Québec. Ressources Québec limitera sa participation financière à celle déjà offerte.

C’est ce qu’a déclaré le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, en réponse à une question de l'opposition en Chambre. La députée de Québec solidaire Ruba Ghazal lui demandait de mettre fin à tout investissement public dans la compagnie d’exploration gazière et pétrolière.

En 2017, sous le gouvernement libéral, Québec a investi 8,4 millions de dollars dans le projet Galt, devenant partenaire d’affaires de Gaspé Énergies dans l’exploration du site et du forage au puits no 6, près de Gaspé. Ces sommes s'ajoutent aux actions que détient Ressources Québec.

Toutefois, la compagnie n’a pas réussi à obtenir son permis de forage du ministre des Ressources naturelles et conteste en cour la décision de Jonatan Julien.

Gaspé Énergies remet notamment en cause la nouvelle réglementation sur l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures, dont l’interdiction de forage à moins de 1000 mètres d’un milieu hydrique.

En interpellant le ministre Fitzgibbon, la députée Ghazal a souligné l’ironie d’un ministère qui finance indirectement, avec son investissement, la poursuite d’une entreprise contre son propre gouvernement.

Le ministre de l’Économie a souligné que son gouvernement avait hérité d’une situation indésirable. Nous ne voulons pas encourager la continuation du programme, c’est clair, et on va minimiser les impacts négatifs pour les Québécois.

Pierre Fitzgibbon a aussi admis qu'il souhaitait que Ressources Québec se retire du projet, mais que les acheteurs se faisaient rares. J’aimerais beaucoup retirer mes billes, mais ce n’est pas une banque. Un acheteur, ça n’existe pas.

Contenu de l'entente

Le porte-parole d’Environnement vert-plus, Pascal Bergeron, qui a suivi les audiences du procès, souhaite que l’entente entre Gaspé Énergies et Ressources Québec soit rendue publique. Pour prouver que c’est absolument impossible de retirer l’argent de cette entente. Ça ne doit plus être trop préjudiciable au gouvernement du Québec, explique M. Bergeron.

Le porte-parole d’Environnement vert-plus rappelle que ce qui avait été expliqué par Junex lors de la consultation citoyenne sur le projet Galt, c’est que l’entente prévoyait que Ressources Québec soit un partenaire de forage et que l’organisme allait investir jusqu’à l’atteinte du seuil de rentabilité.

Selon Environnement vert-plus, Québec a investi, à perte, environ 30 millions de dollars sous différentes formes, actions, programmes d’actions accréditives, prêts dans Junex. Les actifs de Junex ont été achetés en 2019 par Ressources Utica, dont Gaspé Énergies est une filiale.

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