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Manifestation pour dénoncer le projet de réforme de la santé et sécurité au travail

Des gens marchent en tenant des drapeaux de syndicats.

Une marche entre la Place de la Citoyenneté et de la Coopération et les bureaux de la CNESST était organisée mercredi midi.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Des travailleurs et des travailleuses ont manifesté mercredi midi à Rouyn-Noranda pour la journée internationale de commémoration des travailleurs et travailleuses morts ou blessés au travail. Dans le cadre de cette journée, ils tenaient à dénoncer le projet de loi 59, qui réforme le régime de santé et sécurité au travail.

Les représentants de divers groupes syndicaux ont déploré que le projet de loi 59 présente des reculs importants en matière de prévention et d’indemnisation. La présidente du conseil régional de la FTQ, Sonia Charette, était présente.

On parle de réforme et de modernisation, mais par contre, ce qu’il y a sur la table présentement nous enlèverait beaucoup de droits qui protègent les travailleurs et travailleuses, et entraînerait plus d'accidents et malheureusement de morts au travail. Et c’est ce qu’on veut dénoncer, affirme-t-elle.

Une femme tient une affiche disant «La CNESST protège les employeurs abuseurs».

Nadine Caron, employée du secteur public, était présente à la manifestation.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Nadine Caron, employée du secteur public, estime que la loi ne protège pas suffisamment les travailleurs en cas de blessure ou de maladie.

Je suis un peu découragée et j’ai hâte que ça change vraiment. J’ai hâte que le ministre du Travail mette ses culottes et qu’il fasse travailler le monde en santé-sécurité, et que ce soit du sérieux, que ce ne soit pas juste certaines compagnies et certains domaines, lance-t-elle.

On était pour une modernisation, mais dans ce cas-ci on ne parle pas de modernisation, on parle d’affaiblissement.

Une citation de :Sonia Charette, présidente du conseil régional de la FTQ

Le bureau du ministre du Travail a indiqué qu’il n’accorderait pas d’entrevue à ce sujet, mais a répondu par écrit que les incidents au travail peuvent souvent être évités en misant davantage sur la prévention, cela est au cœur du projet de loi 59 du ministre Jean Boulet.

Les syndicats, notamment le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec de la CSN et le conseil régional de la FTQ, souhaitent que le projet de loi 59 soit modifié et interpellent le ministre du Travail.

Le président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec, Félix-Antoine Lafleur, indique que des cartes postales seront envoyées au gouvernement et que des pétitions seront déposées au cours des prochains jours.

Ce message-là, il ne peut pas venir seulement de la part des travailleurs et travailleuses, il doit venir de l’ensemble de la population, et le ministre doit absolument revenir sur son projet de loi, affirme-t-il.

Les manifestants se sont rencontrés à la Place de la Citoyenneté et ont marché jusqu’au bureau de la CNESST.

Une femme pose pour la caméra durant une manifestation.

Nada Rais, coordinatrice de l’ATTAAT

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Lors de la manifestation, on a aussi réservé une pensée aux travailleurs et travailleuses dont la santé a été affectée par la pandémie de COVID-19.

Il ne faudrait pas oublier les gens qui ont contracté la COVID-19 et qui ont gardé de lourdes séquelles, ou qui ont perdu la vie. Donc on est là pour eux aussi, a précisé Nada Rais, coordonnatrice de l’Association des Travailleuses et Travailleurs Accidentés de l’Abitibi-Témiscamingue.

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