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Devant le CHSLD Lionel-Émond, des leaders syndicaux écorchent le projet de loi 59

Ils ont aussi rendu hommage aux travailleurs morts ou blessés en 2020.

Des personnes manifestent et portent des bannières.

L’Outaouais a perdu quatre travailleurs au cours de la dernière année.

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

Radio-Canada

À l’occasion de la Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs morts ou blessés au travail, des leaders syndicaux de l’Outaouais se sont réunis, mercredi, à Gatineau, avec deux objectifs bien précis : rendre hommage à ces travailleurs québécois et dénoncer vivement le projet de loi 59 du gouvernement du Québec.

Nous sommes ici pour revendiquer de meilleures conditions en matière de santé et de sécurité à ces travailleurs qui restent, a assuré le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CCSNO-CSN), Alfonso Ibarra Ramirez, lors d’une mêlée de presse.

Une personne portant un masque donne une entrevue.

Le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CCSNO-CSN), Alfonso Ibarra Ramirez

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

Le rassemblement s’est tenu devant le CHSLD Lionel-Émond, qui a été le théâtre de plusieurs éclosions de COVID-19 depuis le début de la crise sanitaire. En mars dernier, le gouvernement du Québec avait même envoyé une équipe « SWAT » au centre d'hébergement de soins de longue durée dans l’espoir de trouver des solutions.

Alfonso Ibarra Ramirez a, du même souffle, transmis ses condoléances aux proches de 173 personnes qui ont perdu la vie dans le cadre de leurs fonctions, au Québec, lors de l’année 2020. Ils ont aussi fait mention, entre autres, des 40 000 Québécoises et Québécois qui œuvrent dans la santé, les services sociaux et l’éducation, qui ont contracté la COVID-19.

L’Outaouais a perdu quatre travailleurs au cours de la dernière année, notamment un préposé aux bénéficiaires, Sylvain Roy, décédé des suites de la COVID-19 à la fin du mois de mai.

Organisations syndicales réunies :

  • Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CCSNO-CSN)

  • Coordination régionale en Outaouais – CSQ

  • Conseil régional FTQ Outaouais

  • Syndicat des enseignants de l’Outaouais

  • Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS)

Ces organisations syndicales en Outaouais ont fait front commun pour dénoncer farouchement le projet de loi 59 du gouvernement de François Legault. Ce projet, qui vise à réformer le régime de santé et de sécurité au travail, ne représente pas les aspirations des travailleurs et dans l’ensemble, nous fait reculer, a plaidé Alfonso Ibarra Ramirez, souhaitant que Québec tienne compte des aspirations syndicales.

À notre avis, l’épuisement professionnel n’est pas couvert suffisamment, d’autant plus [avec] la situation de la pandémie [où] les épuisements professionnels et la détresse psychologique devraient être mieux reconnus dans la loi.

De son côté, le ministre du Travail, Jean Boulet, a répondu par l’entremise de son attachée de presse que les incidents au travail peuvent souvent être évités en misant davantage sur la prévention et que cela est au cœur du projet de loi 59.

Dans cette missive, le bureau du ministre a aussi précisé poursuivre les efforts d’intervention terrain avec les inspecteurs de la CNESST pour s’assurer de la santé et la sécurité de tous les travailleurs et toutes les travailleuses du Québec.

Des personnes dehors, portant un masque, manifestent avec des affiches.

Des manifestants ont fait passer leur message, entre autres, par le biais d'affiches.

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

La représentante nationale Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), Christine Prégent, estime qu’une première solution à envisager serait plutôt de revoir la catégorisation de ce projet de loi. Ainsi, cela ferait en sorte que les milieux de travail soient mieux outillés pour répartir les tâches en tenant compte du bon niveau de risques, explique-t-elle.

Une femme portant un masque donne une entrevue.

La gestion des risques est d'une importante capitale pour la représentante nationale Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux, Christine Prégent.

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

Dans un communiqué conjoint, les syndicats mettent en lumière que les conséquences du projet de loi 59 risquent de nous affliger collectivement pour longtemps et qu’il est encore temps de le bonifier, reconnaissant toutefois qu’il est minuit moins une.

Avec les informations de Gabriel Le Marquand Perreault

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