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L’augmentation du prix de l’acier touche aussi les artistes

Une soudeuse travaille deux pièces de métal.

Christel Bergeron dans son atelier

Photo : Radio-Canada / Lise Millette

Tanya Neveu

Certains artistes de la région subissent aussi les contrecoups de l’augmentation du prix de l’acier.

C’est le cas de l’artiste-soudeuse Christel Bergeron, de Val-Paradis. Le prix des métaux la force à repousser ou refuser des contrats.

Il y a beaucoup de projets où il a fallu que je dise "c’est impossible à réaliser, je ne peux pas".

Une citation de :Christel Bergeron, artiste-soudeuse

À contrecœur, Christel Bergeron a dû dire non à des projets ou à des contrats municipaux au cours des derniers mois. Sa matière première, l’acier, a presque doublé de prix.

Moi de mon côté, c’est irréaliste d’augmenter de la même façon. Je ne vendrai jamais rien si je décide de dire que ma sculpture qui valait 15 000 $, je vais la vendre 30 000 $. À un moment donné, ça ne fonctionne plus. Il y a beaucoup de choses que j’ai dû mettre aux oubliettes, déplore-t-elle.

Plusieurs des composantes qu’elle utilise ont également subi des augmentations de coûts, comme le fil à souder.

L’approvisionnement en matériaux est aussi difficile pour les artistes. Dans à peu près toutes les entreprises, ils disent qu’ils sont en rupture de stock pour beaucoup de choses. Même pour l’acier, il y a des places où je ne peux pas avoir de plaque ¼ avant un mois, constate l’artiste Christel Bergeron.

Se tourner vers la récupération

Denis Michaud travaille également l’acier. Il fabrique présentement une importante sculpture pour une municipalité du Québec. Heureusement, ses matériaux ont été achetés avant la flambée des prix.

C’est certain que pour l’avenir, l’augmentation peut avoir une répercussion sur le client en fin de compte. Si l’acier monte, le prix des pièces et des sculptures va monter, ça peut devenir moins accessible pour la clientèle.

Une sculpture d'orignal fait de centaines de tiges d'acier.

La sculpture «Le magnifique», de Denis Michaud, est constituée de 500 livres de tiges d'acier. Elle est située à Preissac.

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

Denis Michaud affirme que certains artistes voudront peut-être s’orienter vers la récupération du métal pour leurs prochaines créations.

Ce que ça peut faire, par contre, c’est qu’on peut s’orienter vers la récupération. Les artistes sont des assez bons récupérateurs normalement, souligne-t-il.

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