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De la place pour GNL Québec et Goldboro, assure Tony Le Verger

Une pancarte de Pieridae Energy.

Le projet Goldboro prévoit le transport de gaz naturel de l’Alberta vers la Nouvelle-Écosse.

Photo :  courtoisie / Facebook/Pieridae Energy

Alors que le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) estime que l'offre de gaz naturel liquéfié dépassera la demande dès 2040, le président par intérim de GNL Québec, Tony Le Verger, croit qu'il y a un marché amplement suffisant pour permettre la réalisation de son projet et d'un autre semblable, Goldboro, en Nouvelle-Écosse.

Selon lui, le projet d'exportation de gaz naturel liquéfié de Goldboro n'est pas une menace. Comme GNL Québec, Goldboro compte liquéfier plus de 10 millions de tonnes de gaz en provenance de l'Alberta pour l'exporter en Europe ou en Asie. Tony Le Verger ajoute que c'est la preuve qu'il y a un marché pour le gaz naturel liquéfié (GNL) en tant qu'énergie de transition.

Nous on ne le voit pas comme une compétition en tant que telle. Je pense que sur le long terme il y a une demande croissante du GNL qui va avoir lieu. Donc, leur projet est sur les mêmes prémisses que le nôtre, qui est de fournir une énergie plus propre de transition à long terme. On s'attend à un doublement de la demande en GNL d'ici 2040, donc c'est 300 millions de tonnes, qui est l'équivalent à peu près d'une trentaine d'usines comme la nôtre qui vont devoir voir le jour. Donc, il y a de la place pour de la concurrence, a-t-il assuré en entrevue à Radio-Canada.

Ses prétentions sont bien loin de celles retenues par le BAPE dans son rapport dévoilé le 24 mars, en se basant sur des prévisions de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Selon les scénarios de l’AIE, qui sont en phase avec l’atteinte de l’objectif de l’Accord de Paris, les terminaux de liquéfaction existants ou actuellement en construction suffiraient pour combler la demande jusqu’en 2030 et risqueraient d’être en surnombre au-delà de 2040, ont écrit les commissaires Denis Bergeron et Laurent Pilotto.

Un homme lors d'un appel vidéo.

Tony Le Verger est président par intérim de GNL Québec.

Photo : Radio-Canada

Un milliard demandé à Ottawa

Le projet de Goldboro est mené par Pieridae Energy, une compagnie albertaine qui a fusionné en 2017 avec la société québécoise Pétrolia. Selon ce que rapportait CBC en mars (Nouvelle fenêtre), Pieridae demanderait un milliard de dollars à Ottawa pour pouvoir aller de l'avant avant juin, question de pouvoir respecter des contrats d'approvisionnements déjà signés. Le projet d'usine soutient avoir un contrat ferme en Allemagne pour alimenter des centrales de production d'électricité, en remplacement du charbon. Récemment, le ministre fédéral des Ressources naturelles, Seamus O'Regan Jr, a d'ailleurs signé un partenariat énergétique avec son homologue allemand favorisant l'exportation de GNL.

C'est un projet qui continue à se développer, comme nous on continue à se développer. On est en négociation avec des clients avec lesquels ils sont probablement en négociation également. On a plus de la totalité de notre production potentielle qui est en négociation avancée maintenant. Donc, on verra maintenant à quelle vitesse on est capable d'avoir ces contrats fermes et à quelle vitesse aussi eux sont capables de les avoir, a-t-il poursuivi.

Le travail se poursuit

GNL Québec poursuit son travail pour répondre aux conditions imposées par le BAPE. Rappelons que le ministre de l'Environnement, Benoit Charette, a émis trois conditions pour pouvoir recommander le projet au premier ministre, soit de prouver l'acceptabilité sociale, que le projet va réellement contribuer à réduire les gaz à effet de serre et qu'il contribue réellement à la transition énergétique. Le rapport était très critique sur ces trois facteurs.

Tony Le Verger a indiqué que les échanges se poursuivent avec le ministère de l'Environnement. Nous on travaille là-dessus, sur les éléments qui ont été soulevés par le rapport puis par le ministre lui-même avec notamment les fonctionnaires du ministère. On travaille sur ces sujets-là pour pouvoir fournir les informations nécessaires pour passer à l'étape d'après. On s'attend à pouvoir annoncer des choses, notamment sur des nouveaux engagements dans les semaines et mois qui viennent, d'ici l'été globalement, après l'analyse finalisée du rapport du BAPE. On n'est pas assis à attendre que les choses se passent, on travaille pour pouvoir fournir les éléments supplémentaires et puis on vise toujours un décret, comme le disait M. le ministre, d'ici la fin de l'été, a-t-il enchaîné.

Huit personnes dans une rencontre Zoom.

Le président du conseil d'administration de GNL Québec, Jim Illich (en bas à gauche), a rencontré, par vidéoconférence, le député conservateur de Chicoutimi-Le Fjord, Richard Martel, et le chef du parti, Erin O'Toole.

Photo : Tirée de Facebook

Une rencontre vidéo de Jim Illich avec Richard Martel

Le 22 avril dernier, le président du conseil d'administration de GNL Québec, Jim Illich, a rencontré, lors d'une vidéoconférence, le député conservateur de Chicoutimi-Le Fjord, Richard Martel, et le chef du parti, Erin O'Toole.

Selon les informations transmises par l'équipe de Richard Martel, la rencontre permettait de faire une mise au point concernant où en était rendu le projet et les prochaines étapes de travail pour rencontrer les conditions du ministre de l'Environnement du Québec. Il a alors été question d'acceptabilité sociale, du marché potentiel et d'environnement. Le rapport du BAPE a soulevé trois axes sur lesquels GNL Québec pouvait s'améliorer. Le Bloc québécois a déjà rejeté le projet. Le gouvernement du Québec ne s'est pas positionné contre. Moi je dis qu'il faut donner le temps aux promoteurs de respecter ces conditions et de travailler avec eux. Il faut se donner le temps pour réussir, a indiqué Richard Martel.

Avec Michel Gaudreau

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