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Une arrivée hâtive des colibris dans les Maritimes

Le colibri à gorge rubis prend de la nourriture dans une mangeoire.

Le colibri à gorge rubis est un oiseau migrateur qui passe la plupart de l’hiver au Mexique ou en Amérique centrale.

Photo : Gracieuseté Dwaine Oakley

Les colibris à gorge rubis sont arrivés plus tôt que prévu dans les Maritimes cette année. Un changement des mouvements migratoires qui pourrait mettre en danger la vie de ces oiseaux, selon des experts.

Certains de ces colibris ont été observés à l’Île-du-Prince-Édouard la fin de semaine dernière et il y a près de deux semaines, à Truro, en Nouvelle-Écosse.

Dwaine Oakley, instructeur au programme de technologie de conservation de la faune au collège Holland, dit qu’il s’agit d’un phénomène jamais vu dans la région depuis les 20 dernières années.

L’ornithologue Alain Clavette précise que l’arrivée hâtive des colibris à gorge rubis dans région est devenu un phénomène de plus en plus fréquent à cause des changements climatiques.

Présentement on voit ces colibris environ deux semaines plus tôt qu’on les voyait il y a dix ans passés.

Une citation de :Alain Clavette, ornithologue

C’est un phénomène qu’on voit, car on a des printemps un peu plus hâtifs, et il y a un lien avec le réchauffement de la planète, explique-t-il.

L’arrivée hâtive du printemps provoquerait ainsi un mouvement migratoire hors norme.

L'ornithologue Alain Clavette en entrevue à l'extérieur.

Pour l'ornithologue Alain Clavette, il est nécessaire de préserver le habitat de ces oiseaux.

Photo : Radio-Canada

Le colibri à gorge rubis est un oiseau migrateur qui passe la plupart de l’hiver au Mexique ou en Amérique centrale.

Avec l’arrivée du printemps dans l’hémisphère nord, cette espèce parcourt plusieurs milliers de kilomètres pour arriver au Canada.

Les risques de la migration hâtive

Alain Clavette explique que l’arrivée d’une possible vague de froid, souvent observée début juin dans la région, peut mettre en péril la vie de ces oiseaux.

La chute des températures empêche la floraison et l’écoulement des sèves des arbres, ce qui réduit la quantité de nourriture à la disposition de plusieurs espèces.

L’ornithologue ajoute que d’autres oiseaux subissent aussi les conséquences de ce phénomène, notamment les hirondelles bicolores dont le taux de mortalité est très élevé durant cette période.

Les stratégies de survie

N’ayant pas assez de nectar dans leur habitat pour soutenir leur métabolisme, les colibris à gorge rubis développent des relations de commensalisme avec d’autres espèces, notamment le pic maculé, selon Alain Clavette.

Les colibris suivront ces oiseaux pour trouver les puits de sève creusés par les pics maculés dans les arbres afin de manger le restant de leur nourriture.

Cette stratégie permet aux colibris de survivre pendant quelques jours, jusqu’à ce que les premières fleurs apparaissent.

Dwaine Oakley prépare de la nourriture pour des colibris.

Dwaine Oakley prépare de la nourriture pour des colibris.

Photo : Gracieuseté Dwaine Oakley

Dwaine Oakley précise que pour économiser de l’énergie, les oiseaux peuvent aussi entrer dans un état métabolique lent semblable à l’hibernation.

Les colibris restent dans cet état durant huit heures ou plus pour assurer leur survie durant les périodes plus froides.

Alain Clavette explique que l’usage des mangeoires à oiseaux n'est pas nécessairement une bonne solution.

Pour lui, il est plutôt nécessaire de préserver leur habitat qui fournissent la nourriture naturelle à ces oiseaux.

Les colibris à gorge rubis sont dans les Maritimes pour y rester jusqu'à la mi-novembre.

Avec des renseignements de CBC

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