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L'enregistrement obligatoire des usagers de la ZEC de la rivière Bonaventure est approuvé

Des canoteurs sur la Bonaventure

La rivière Bonaventure (archives).

Photo : Radio-Canada / Radio-Canada/Léa Beauchesne

Radio-Canada

Les membres de la ZEC de la rivière Bonaventure se sont très majoritairement prononcés en faveur d'un enregistrement obligatoire sur le cours d'eau. Le vote a eu lieu mardi soir, à l’occasion de l’assemblée générale annuelle (AGA) de l’organisation.

Plus de 400 personnes ont assisté à cette réunion alors qu’en moyenne, une quarantaine de membres de la ZEC y prenaient part au cours des dernières années. Lors de cette première AGA tenue virtuellement, un peu plus de 85 % des membres présents ont voté en faveur de l’enregistrement obligatoire pour naviguer sur la rivière.

Le président de la ZEC, André Hébert, s’attendait à ce que cette mesure soit entérinée; il se dit néanmoins agréablement surpris que l’adhésion des membres soit aussi forte. Les gens veulent qu’il y ait un encadrement pour qu’il y ait une saine cohabitation et pour protéger l’intégrité de la rivière. C’est ce que j’ai senti, comme message, fait-il valoir.

Je conclus de ce résultat-là qu’il s’agit d’un message clair et sans équivoque.

Une citation de :André Hébert, président de la ZEC de la rivière Bonaventure.

Si Québec approuve cette nouvelle mesure, tous les usagers, à l'exception des baigneurs, devront obligatoirement signaler leur présence à la ZEC entre le 1er juin et le 30 septembre. Ils pourront le faire comme le font déjà les pêcheurs, c’est-à-dire sur le Web ou en se présentant au poste d'accueil. Le but est de savoir le nombre d’usagers journaliers sur la rivière Bonaventure et leur provenance, explique M. Hébert.

L’enregistrement est l’une des nouveautés proposées par le Plan global de cohabitation pour la rivière Bonaventure, élaboré avec une douzaine de partenaires et déposé par la ZEC au ministère de la Faune, de la Forêt et des Parcs (MFFP) à la fin du mois de mars.

Un pêcheur dans la rivière Bonaventure

Un pêcheur dans la rivière Bonaventure (archives)

Photo : Radio-Canada

Ce document, s’il est adopté par le MFFP, prévoit également une tarification de 12 $ par jour pour les usagers de dix ans et plus effectuant une descente commerciale. Ce type de descente serait également limité quotidiennement à100 embarcations ou 150 personnes.

M. Hébert admet que le plan ainsi que l’enjeu de la cohabitation sur le populaire cours d’eau ont suscité, récemment, un intérêt accru pour les activités de la ZEC de la part des usagers, qu’ils soient pêcheurs, canoteurs ou baigneurs. À preuve, quelque 200 nouveaux membres ont adhéré à la ZEC en prévision de son AGA.

Le plan déposé par l'organisation avait par ailleurs suscité de vives réactions au sein de la population, puisqu’il prévoyait aussi, initialement, une tarification ainsi qu’une limitation des descentes faites sur une base autonome. La ZEC a néanmoins changé son fusil d'épaule sur ce point et ce, quelques heures avant la rencontre citoyenne qui a eu lieu 14 avril.

Cime Aventures est optimiste

La directrice générale de Cime Aventures, qui s’oppose farouchement au plan depuis que ses premières bribes ont été dévoilées, a assisté à l'AGA mardi soir. Selon Élodie Brideau, le résultat du vote démontre que la position des pêcheurs est favorisée.

Selon le gestionnaire, la présence d'un observateur externe du MFFP lors de cette soirée pourrait néanmoins favoriser sa compréhension de la dynamique actuelle quant à la cohabitation puisque les usagers ont également exprimé leurs préoccupations. On sent qu'il y a de plus en plus d'écoute et qu'il y a davantage de personnes qui s'intéressent à la situation, explique la gestionnaire.

Le poste d'accueil de Cime Aventure.

Cime Aventures offre l’hébergement et des activités comme du kayak et du canot sur la rivière Bonaventure.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

L’entreprise récréotouristique, qui milite en faveur d'un accès universel et gratuit à la rivière, procédait déjà à l'enregistrement de ses clients. Elle souhaite maintenant que le nouveau processus d'enregistrement, s'il est bel et bien appliqué, sera facile et accessible.

J'espère qu'il n'y aura pas de file d'attente à un bureau physique, parce qu'on n'a pas encore proposé des manières technologiques de le faire, explique Mme Brideau. Cette dernière est en contact avec Québec et se dit optimiste pour la suite.

Un dossier à suivre

La ZEC a par ailleurs toujours espoir que le plan soit approuvé avant le 1er juin, date de l'ouverture de la pêche au saumon de l'atlantique. Cime Aventures débutera quant à elle ses activités estivales le 11 juin.

Puisque ces deux questions ne relèvent pas de la même réglementation, le MFFP pourrait rendre une décision différente relativement à l’enregistrement obligatoire et le Plan global de cohabitation pour la rivière Bonaventure.

Un texte de Roxanne Langlois

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