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À la découverte du Saint-Boniface (et du Winnipeg) de l’écrivaine Simone Chaput

L’écrivaine Simone Chaput parle des endroits qu'elle préfère dans sa ville natale, Winnipeg.

Photographie de l'esplanade Riel avec le Musée pour les droits de la personne et le centre-ville de Winnipeg.

En 15 ans, l'esplanade Riel s'est hissée au rang des emblèmes de Winnipeg, au même titre que le Musée des droits de la personne.

Photo : Dan Harper

Cecile Gladel

Saint-Boniface, le cœur francophone de Winnipeg, au Manitoba, est le terrain de jeu de Simone Chaput, dont le livre Que serions-nous sans le secours de ce qui n’existe pas? est en lice pour le Combat national des livres. En six lieux, l’écrivaine nous fait visiter sa ville natale, où elle habite toujours.

Portrait d'une dame d'âge mûr, aux cheveux mi-longs blonds et aux yeux bleus, qui sourit.

L'écrivaine franco-manitobaine Simone Chaput

Photo : Éditions du Blé


Qaumajuq, le nouveau pavillon du Musée des beaux-arts de Winnipeg

Des œuvres d'art à l'intérieur de la galerie du centre Qaumajuq.

La galerie du centre d'art inuit Qaumajuq du Musée des beaux-arts de Winnipeg

Photo : Radio-Canada / John Einarson

Qaumajuq est le nom en inuktitut du pavillon consacré à l’art inuit au Musée des beaux-arts de Winnipeg qui a ouvert ses portes le 27 mars 2021. On y trouve la plus grande collection d’art inuit du monde.

« Qaumajuq veut dire "brillant et illuminé". C’est tout blanc et ondulé, comme la toundra; beaucoup de lumière; tout en vitre. Le décor est riche et superbe. On donne finalement la place qu’il faut aux Innus, aux Autochtones. C’est un monument plein de dignité et de respect pour ces gens qui étaient là avant nous. »

— Une citation de  Simone Chaput
La sculpture est installée devant l'entrée du pavillon.

L’œuvre de Goota Ashoona installée à l’entrée de Qaumajuq, le nouveau pavillon du Musée des beaux-arts de Winnipeg consacré à l’art inuit, a pour titre «Tuniigusiia» (Le cadeau).

Photo : Radio-Canada / Ron Boileau

L’écrivaine est très heureuse que des artistes viennent du Grand Nord pour travailler dans des studios du Musée. Elle ajoute que des élèves pourront aussi avoir des leçons.

La façade extérieure du musée Qaumajuq à Winnipeg, vue de haut.

Le centre d'art inuit Qaumajuq du Musée des beaux-arts de Winnipeg. Ce centre est consacré à l’art, à la culture et à l’histoire des Inuit.

Photo : Radio-Canada / Trevor Lyons


La Fourche

Deux femmes qui marchent dans un sentier. À l'arrière-plan, des bâtiments s'élèvent, dont une tour vitrée.

La Fourche de Winnipeg

Photo : Radio-Canada / Trevor Lyons

Ce site historique est l’endroit où les rivières Rouge et Assiniboine se rencontrent; un lieu de rassemblement qui était notamment connu aux 18e et 19e siècles pour la traite des fourrures. On y trouve le Musée canadien pour les droits de la personne, le Musée des enfants, des restaurants, un site de concert extérieur, un amphithéâtre, un parc et des monuments.

« C’était, pour les Autochtones, un centre de rassemblement important, et la ville s’est développée à partir de ce point. Winnipeg est une ville d’immigrants, alors tous les peuples qui y sont venus se sont joints aux Autochtones [à cet endroit]. C’est sacré. ll y a un sentiment de patrimoine, d’histoire et de richesse. »

— Une citation de  Simone Chaput
Un avion survole un parc.

La Fourche, à Winnipeg, vue dans le jeu «Microsoft Flight Simulator»

Photo : Capture d'écran de Microsoft Flight Simulator


Le Centre culturel franco-manitobain

Des bâtiments, dont une passerelle part au-dessus de l'entrée.

L'entrée principale du Centre culturel franco-manitobain

Photo : Radio-Canada

Situé au cœur de Saint-Boniface, cet organisme, qui existe depuis 1974, est reconnu comme la maison de la culture et le carrefour de la vie culturelle en français au Manitoba. Tous les arts y sont représentés, dont la musique, les arts visuels, la danse, le théâtre (avec la troupe Le cercle de Molière) ainsi que les livres, puisque les bureaux des Éditions du Blé, qui ont fêté leur 45 ans en 2019, y sont situés.

« Il est très important pour nous, les francophones à Saint-Boniface; c’est un centre de rassemblement. C’est là où on va pour notre culture franco-manitobaine, qui a beaucoup souffert pendant la pandémie. J’espère qu’on pourra se retrouver après tout ça. »

— Une citation de  Simone Chaput
Une des toiles de la série «Visages», de l'artiste peintre Michel Saint Hilaire.

L'artiste winnipégois Michel Saint Hilaire a présenté son exposition «Visages» en 2017 au Centre culturel franco-manitobain.

Photo : Radio-Canada


L'espace restaurant du pont piétonnier

La devanture d'un restaurant situé au milieu d'un pont piéton.

Mon ami Louis était le troisième restaurant depuis 2003 à tenter sa chance sur le pont piétonnier, après Salisbury House et Chez Sophie sur le pont. Il est fermé depuis un an.

Photo : Radio-Canada / Fernand Detillieux

Cet espace restaurant est situé au centre de la rivière rouge, sur l'esplanade Riel, le pont piétonnier et cycliste qui relie Saint-Boniface à La Fourche. Construit en 2004, ce pont haubané en semi-harpe est l'une des dernières œuvres d’Étienne Gaboury, un architecte franco-manitobain.

Simone Chaput souligne qu’il y a de nombreux restaurants à Winnipeg, car c’est un centre d’essai pour la restauration : Il y a un roulement assez continu, mais on a de bons restaurants à Saint-Boniface.

Soutenu par des câbles, l'espace est au-dessus de la rivière.

L'espace du restaurant sur l'esplanade Riel, à Winnipeg

Photo : Radio-Canada / Megan Goddard

D’ailleurs, Mon ami Louis était le troisième restaurant qui avait ouvert à cet endroit et a fermé il y a un an. La ville de Winnipeg cherche un autre locataire pour cet espace.

« Ce lieu est construit au-dessus de la Rouge. C’est extraordinaire et superbe. On est assis et on a l’impression d’être dans un navire. On a aussi une belle vue de la cathédrale de Saint-Boniface, du quartier français et de La Fourche. »

— Une citation de  Simone Chaput

L'auteure ajoute que Promenade Café est un autre restaurant au pied de l’esplanade Riel qui permet d’avoir une vue sur la rivière.

Le pont à haubans illuminé se reflète dans l'eau de la rivière, ainsi que l'édifice qui se trouve à sa gauche.

L'esplanade Riel, à Winnipeg. Construit en 2004, ce pont haubané en semi-harpe est l'une des dernières œuvres d’Étienne Gaboury, un architecte franco-manitobain.

Photo : getty images/istockphoto / Dave McIntosh


Les parcs

Des canards sont devant un plan d'eau avec des arbres en arrière-plan et une tour.

Le parc Assiniboine, à Winnipeg

Photo : getty images/istockphoto / AHPhotoswpg

Simone Chaput aime les parcs de sa ville natale, notamment le parc Saint-Vital, qui est situé à proximité de son domicile. 

L’écrivaine parle aussi du parc Assiniboine, fondé en 1904 et situé au nord de la forêt du même nom. 

« Les designers ont choisi de s’inspirer de Central Park, à New York, mais ce n’est pas aussi grand. N’oublions pas que Winnipeg est la ville la plus verte du pays, avec de la verdure et des parcs partout. »

— Une citation de  Simone Chaput
Plusieurs personnes patinent devant un totem qui est placé sur une île au milieu d'un petit lac artificiel.

La patinoire du parc Saint-Vital, à Winnipeg

Photo : Radio-Canada / Gavin Boutroy

L’écrivaine ajoute qu’elle aime surtout les parcs provinciaux, dont le parc Nopiming, situé à 3 heures 30 minutes de Winnipeg, au nord-est de la province, près de l’Ontario. C’est mon parc préféré où je passe beaucoup de temps.

Le ciel bleu et quelques nuages se reflètent dans un petit lac bordé par une forêt de conifères dans le parc provincial de Nopiming, au Manitoba.

Une vue du parc provincial Nopiming, dans l'est de la province du Manitoba

Photo : Wilderness Committee


Le Musée canadien pour les droits de la personne

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Le Musée canadien pour les droits de la personne, à Winnipeg

Photo : MCDP

Conçu par l’architecte Antoine Predock, ce musée a ouvert ses portes le 20 septembre 2014.

« C’est une architecture extraordinaire. On commence [la visite] dans l’obscurité et on monte vers la lumière. C’est comme une tour sur une église. C’est sacré et c’est beau. Ce musée nous a "mis sur la carte". C’est un lieu de rassemblement. »

— Une citation de  Simone Chaput

Évidemment, Simone Chaput se désole des récentes controverses liées à ce musée et espère que tout est terminé.

En guise de conclusion, Simone Chaput ne peut s’empêcher de mentionner le grand nombre de belles œuvres situées à Winnipeg : On a beaucoup d'artistes, que ce soit du côté de la musique, des arts visuels, de la littérature en anglais ou en français. Je pense que notre isolement nous a obligés à solliciter nos plus profondes ressources.

Combat national des livres 2020

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