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Arruda admet un « inconfort » face aux propos inexacts du ministre Roberge

La santé publique a demandé au ministère de l'Éducation de cesser de lui attribuer la validation de son protocole de tests de qualité de l'air dans les écoles.

Plan rapproché du Dr Arruda, qui regarde vers le bas, devant des drapeaux du Québec.

Le Dr Horacio Arruda, directeur national de santé publique.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Le directeur national de santé publique du Québec, Horacio Arruda, a ressenti « un certain inconfort » lorsque le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge s'est faussement attribué la validation de la santé publique pour le protocole controversé de tests de qualité de l'air en classe.

Lors de l'étude des crédits du ministère de la Santé et des Services sociaux, à l'Assemblée nationale, Horacio Arruda a aussi révélé que lui et son conseiller spécial, Richard Massé, ont demandé au ministère de l'Éducation de cesser de lui attribuer cet aval.

Dr Massé et moi-même, on a parlé au sous-ministre à l'Éducation pour lui dire qu'on n'avait pas validé le document.

Une citation de :Horacio Arruda, directeur national de santé publique

La santé publique a été consultée dans ce dossier, mais elle n'a pas été à l'origine du protocole critiqué par de nombreux experts.

Le ministre Roberge avait aussi déclaré que tous les commentaires de la santé publique avaient été mis en application. Or, c'est faux, a admis le Dr Arruda.

Une proportion des commentaires avait été introduite, mais pas tout.

Une citation de :Horacio Arruda, directeur national de santé publique

Le 1er avril, l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) avait déjà tenu à « rectifier » les propos du ministre de l'Éducation.

Le ministre Roberge était-il conscient de son erreur?

Le ministre Roberge en point de presse à l'Assemblée nationale.

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Questionné durant une quinzaine de minutes par le leader parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, Horacio Arruda n'a pas été en mesure de dater la communication de son équipe pour mettre en garde le ministère de l'Éducation.

Si vous me demandez quel jour, quelle heure, je ne m'en souviens plus, a dit le Dr Arruda.

La voix de la santé publique a une énorme valeur, et son indépendance à l'égard du pouvoir politique est partie intégrante de sa crédibilité.

Une citation de :Gabriel Nadeau-Dubois, leader parlementaire de Québec solidaire

Le ministre Roberge avait répété à plusieurs reprises la déclaration inexacte, entre autres le 23 mars, au Salon bleu.

Les trois partis d'opposition ont accusé le ministre de l'Éducation d'avoir fait un outrage au Parlement.

Le 20 avril, le président de l'Assemblée nationale a conclu que le ministre Roberge n'avait pas sciemment induit la Chambre en erreur, mais qu'il aurait pu être plus précis.

Le ministre de l'Éducation avait lui-même admis, dans les jours précédents, qu'il n'avait pas utilisé le bon terme.

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