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Comment la pandémie a modifié la façon de présenter la danse

Une femme fait une arabesque.

Les danseuses et les danseurs, comme les autres artistes des arts vivants, sont particulièrement touchés par la pandémie.

Photo : Unsplash / David Hofmann

Alexandre Lamic

Le milieu de la danse vancouvéroise, tout comme ailleurs dans le monde, a été bouleversé par la pandémie de la COVID. Après plus d'un an en mode surtout numérique, trois acteurs de cet art vivant témoignent de leur nouvelle réalité et de la façon dont ils ont dû s'adapter.

Après avoir fermé ses portes en mars 2020, pendant quatre mois, le Danse Centre de Vancouver a dû se réinventer afin de pouvoir rouvrir ses portes et aider les artistes, les chorégraphes et les compagnies de danse à se produire.

Ne plus pouvoir s'exprimer sur scène, devant un public, est une source de frustration énorme pour beaucoup d'artistes. La danse est une forme d’art qui transmet une énergie qui repose principalement sur les rétroactions entre le public et l’interprète durant cet échange , rappelle Mirna Zagar, directrice générale du Danse Centre de Vancouver.

Une femme pose à l'accueil du Dance Centre de Vancouver.

Mirna Zagar, directrice générale du Danse Centre de Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lamic

Au début, les artistes étaient paralysés, je dirais. Beaucoup étaient dans une véritable crise identitaire.

Une citation de :Mirna Zagar, directrice générale du Danse Centre de Vancouver

Un reportage d'Alexandre Lamic

Mirna Zagar explique que, alors que les coûts de fonctionnement du Danse Centre ont augmenté de près de 50 %, les recettes, elles, ont diminué de 50 %. Malgré l'aide des différents ordres de gouvernement, les compagnies de danse ne peuvent pas produire autant de spectacles qu'auparavant, et plusieurs risquent de ne pas pouvoir survivre.

Julie Lebel, chorégraphe et directrice artistique de la compagnie Foolish Operations, souffre d'avoir des limites sur le plan créatif dans ses chorégraphies et de ne pas pouvoir répéter ses spectacles en studio. L'absence de contact avec le public est ce qui lui manque le plus.

Une femme pose dans une rue de Vancouver.

Julie Lebel est chorégraphe et directrice artistique de la compagnie Foolish Operations, à Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lamic

Toutes les restrictions ont beaucoup d'impact sur nos choix chorégraphiques et nos budgets. C'est très dur

Une citation de :Julie Lebel, chorégraphe et directrice artistique de la compagnie Foolish Operations

Pour le chorégraphe vancouvérois Serge Bennathan, bien que l'absence de communion avec le public soit difficile, il y a malgré tout un point positif à la production de vidéos de danse. Il estime que le monde de la danse apprend désormais à mieux filmer ses oeuvres en essayant vraiment d'y faire passer plus d'émotions.

Un homme est debout dans un jardin public.

Serge Bennathan est un chorégraphe vancouvérois qui travaille à l'échelle internationale.

Photo : Radio-Canada / Alexandre Lamic

Quand c'est un spectacle virtuel, l'artiste le crée, le filme et le donne. Ce qui est difficile, c'est qu'il n'aura jamais la réponse du public, il ne sentira jamais le public réagir à son oeuvre.

Une citation de :Serge Bennathan, chorégraphe

Tous sont d'accord pour dire que ces énergies, ces émotions ressenties lors d'un spectacle de danse traversent difficilement les écrans.

Toutefois, Mirna Zagar se rend compte qu'à travers la vidéo elle touche beaucoup de gens qui n'avaient pas l'habitude d'assister aux spectacles de danse avant la crise sanitaire de la COVID-19.

Le Danse Centre de Vancouver pense garder une programmation hybride, soit des prestations devant le public et la retransmission ou une autre forme de vidéo, quand les danseurs pourront finalement performer de nouveau sur scène.

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