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La photo comme dans le temps, avec une application conçue à Québec

Deux femmes et un homme sourient devant le logo de Pokadota.

Les trois partenaires de Pokadöta : Christine Larouche, Patrick Collet et Jasmine Collet

Photo : Radio-Canada

Érik Chouinard

Il n’y a pas que le vinyle qui fait son retour : parmi les nostalgiques de l’ère prénumérique, certains souhaitent aussi renouer avec la photographie de l’époque des pellicules et l'excitation qui venait après le développement lorsqu’il était enfin possible de revoir ses souvenirs capturés.

C’est l’idée derrière Pokadöta, une application conçue à Québec par une famille de Limoilou qui permet d'expérimenter la photographie comme avant, mais à partir de son téléphone intelligent.

L’idée leur est venue pendant un souper familial. Ma fille, Jasmine, aime beaucoup les choses rétro et on s’est dit que ça serait le fun d’avoir une application qui nous permettrait de prendre des photos comme on le faisait autrefois et de recevoir les photos chez soi, relate Patrick Collet, le président-directeur général et cofondateur de Pokadöta.

Au lieu de simplement sélectionner les photos à imprimer parmi la galerie, leur application se distingue du fait que les gens paient à l’avance pour l’impression et la livraison des photos qu’ils prendront. Pour 24 photos, le prix est de 9,99 $.

Une dame sélectionne le film qu'elle veut sur un téléphone intelligent.

Les créateurs ont voulu garder l'application et son utilisation les plus simples possible.

Photo : Radio-Canada

On peut acheter soit un film 24 poses ou de 36 poses. Ensuite, on prend les photos en utilisant la caméra du téléphone, mais on ne peut pas les revoir après. Une fois que le film est fini, les photos sont automatiquement imprimées en format 4X6 et livrées à la maison, explique Christine Larouche, la directrice marketing de Pokadöta.

L’expérience comme dans le temps

Selon eux, le fait de ne pas pouvoir reconsulter les images avant de recevoir les photos rend l’expérience plus authentique et près de ce qui était jadis la norme. Quand j’étais jeune, ma mère prenait un seul film pour tout l’été. Ce n’était qu’à la fin de l’été qu’on retrouvait nos photos et c’était la fête à ce moment-là. On s'asseyait tous autour de la table pour redécouvrir nos souvenirs, se rappelle Christine Larouche.

Une dame regarde des photos imprimées et déposées sur son bureau.

Christine Larouche regarde les photos qu'elle a prises avec l'application.

Photo : Radio-Canada

Les créateurs espèrent ainsi que se reproduise ce genre de moment. La fille de Patrick, Jasmine Collet, qui travaille comme créatrice de contenu pour l’application, y voit aussi une façon de faire découvrir l’expérience aux plus jeunes qui, comme elle, n’ont pas connu l’époque.

Je l’ai utilisée et j’adore ça! C’était tellement satisfaisant la première fois que j’ai reçu les photos, s’exclame-t-elle.

Les créateurs croient que leur application trouvera un sens bien particulier à l’ère de la distanciation sociale et des voyages restreints. Quand on entre l’adresse de livraison, on peut mettre celle qu’on veut et les envoyer directement à un ami ou un membre de la famille. On peut donc faire des surprises aux grands-parents, indique la directrice marketing.

Projet de pandémie

Pokadöta a été entièrement développée à Québec par la compagnie Nexapp et est presque entièrement autofinancée. On a décidé de prendre le chômage par les cornes et de profiter du moment où on a du temps pour développer cette application. Ça nous a gardés bien occupés, remarque Christine Larouche.

La crise sanitaire a tout de même amené son lot de défis. C’est déjà compliqué de créer une application en temps normal et c’est donc un peu plus difficile en temps de pandémie, notamment pour trouver du financement et pour faire avancer le projet, comme on ne peut pas se rencontrer. La vidéoconférence fait bien, mais elle a ses limites, souligne Patrick Collet.

Même si l’application est maintenant offerte en téléchargement sur iOS et Android au Canada et aux États-Unis, le travail ne s’arrête pas là. Ils souhaitent sans cesse continuer à améliorer l'expérience en étant à l'écoute des utilisateurs.

Afin de garder les prix les plus abordables possible pour tous, ils font affaire avec un service d’impression et de livraison qui a des succursales dans plusieurs pays. Ils espèrent ainsi rendre Pokadöta disponible dans encore plus de pays. On vise un marché international. On va ouvrir à l’Europe dans les mois qui suivent ainsi qu’à l’Australie et la Nouvelle-Zélande, se réjouit le président-directeur général.

Avec les informations de Tifa Bourjouane

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