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Au moins 400 personnes ont été accusées en lien avec l'assaut du Capitole

Des manifestants tentent de faire intrusion dans le Capitole, usant de violence pour pénétrer dans l'édifice, que tentent de défendre des policiers. À l'avant-plan, un émeutier portant un masque à gaz et armé d'un bâton de baseball et d'un bouclier.

Le 6 janvier, après un discours de Donald Trump, des partisans de celui qui était alors président ont fait intrusion dans le Capitole, usant de violence pour pénétrer dans l'édifice.

Photo : Getty Images / Brent Stirton

Près de quatre mois après l'assaut du Capitole, le département de la Justice des États-Unis a déposé des accusations contre au moins 400 personnes, originaires des quatre coins du pays, selon une recension récente réalisée par CNN.

C'est 100 de plus qu'il y a deux mois.

Le réseau, qui a consulté des documents déposés par les procureurs fédéraux devant les tribunaux, indique que les accusés sont originaires de 43 États et du District de Columbia.

Le département de la Justice a notamment porté des accusations contre des vétérans et des policiers.

Les procureurs, qui poursuivent leur enquête de grande envergure, ont révélé qu'ils prévoyaient déposer de nouvelles accusations contre une centaine de personnes, au minimum.

Plusieurs centaines d'émeutiers restent toujours à identifier, et leurs photographies demeurent sur le site du FBI.

Bon nombre d'accusés ont pu être identifiés par le FBI grâce aux réseaux sociaux ou à des applications pour appareil mobile, sur lesquels certains émeutiers se sont vantés.

Il y a quelques jours, la justice américaine a par exemple inculpé un New-Yorkais de 50 ans qui s'était targué sur l'application de rencontres Bumble d'avoir pris d'assaut le Capitole et de s'être rendu jusqu'au hall des Statues.

La personne qu'il tentait de séduire lui a répondu qu'ils n'étaient pas compatibles, avant de le dénoncer à la police.

Extrait d'une conversation par texte sur une application.

« Nous ne sommes pas compatibles », a rétorqué la personne que Robert Chapman tentait d'impressionner sur Bumble, avant de le dénoncer à la police.

Photo : FBI

Tout au long de l'invasion du Capitole, plusieurs émeutiers ont eux-mêmes documenté leurs actes, mettant en ligne sur divers réseaux sociaux des images et des vidéos d'eux-mêmes et des personnes qui les accompagnaient – facilitant ainsi la tâche ultérieure des enquêteurs.

Vol d'appareils numériques, agressions de policiers du Capitole ou d'officiers fédéraux, vols d'informations relatives à la sécurité nationale ou à la défense nationale, meurtres : l'éventail de crimes commis est « hallucinant », avait déclaré quelques jours après l'assaut le procureur du District de Columbia par intérim de l'époque, Michael Sherwin.

D'ex-responsables de la sécurité au Capitole invités à comparaître devant des comités du Congrès ont unanimement montré du doigt les ratés des services de renseignement et la lenteur du Pentagone à déployer des renforts lors de l'invasion meurtrière du Capitole, qu'avaient envahi des centaines de partisans de l'ex-président Trump, qui refusaient de croire à sa défaite.

Évoquant les éléments les plus radicaux, l'ex-chef de police du Capitole, Steven Sund, avait rapporté avoir vu des insurgés battre des policiers à coups de poing, de tuyaux, de bâtons, de bâtons de baseball, de barricades en métal et de hampes de drapeau. Ces criminels sont venus préparés pour la guerre. Ils sont venus avec des armes, des munitions chimiques et des explosifs, avait-il résumé.

Cinq personnes, dont un policier, ont perdu la vie dans la foulée de l'attaque. De plus, deux policiers se sont suicidés dans les jours qui ont suivi.

Trump visé par des poursuites

L'ancien président Donald Trump fait par ailleurs l'objet de deux poursuites lancées par des élus démocrates et d'une autre, engagée par deux policiers du Capitole qui disent avoir été blessés.

Le premier recours, auquel se sont joints depuis une dizaine de représentants, a été intenté au nom de leur collègue Bennie Thompson par la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP), une organisation de défense des droits civiques qui lutte contre la discrimination raciale.

Une autre poursuite a ensuite été engagée par le représentant Eric Swalwell, l'un des responsables de la mise en accusation au deuxième procès en destitution.

Après avoir crié à la fraude électorale pendant des mois, le 45e président américain avait contesté la légitimité de l'élection présidentielle remportée par son rival démocrate, Joe Biden. Il avait invité ses partisans, rassemblés à Washington à sa demande le 6 janvier, à marcher vers le Capitole, alors que le Collège électoral s'apprêtait à comptabiliser formellement les résultats de l'élection présidentielle.

Si vous ne vous battez pas farouchement, vous n'aurez plus de pays, avait-il lancé au cours d'un discours à la rhétorique enflammée.

Donald Trump avait été mis en accusation par la Chambre des représentants pour « incitation à l'insurrection », puis avait obtenu un deuxième acquittement devant le Sénat en à peine plus d'un an.

Avec les informations de CNN

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