•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un organisme pour les femmes dans le secteur minier en Abitibi-Témiscamingue

Un montage de huit femmes sur le conseil de Women in mining.

Le premier conseil d'administration de la section Abitibi de Women in Mining.

Photo : Facebook/Women in Mining Abitibi

Des femmes de la région œuvrant dans l’industrie minière ont lancé une section de l'organisme Women in Mining, soit Femmes dans le milieu minier, en Abitibi.

Cet organisme à but non lucratif a pour objectif de valoriser les professions dans le domaine minier auprès des femmes. Manon Rouillier, qui possède une entreprise de communication et marketing pour les entreprises minières, explique la mission de l’organisme.

Le but c’est vraiment de faire valoir les femmes dans l’industrie minière, dans les postes traditionnels, mais aussi les postes non traditionnels, dit-elle.

On pense qu’avec les chapitres comme Women in Mining et la formation qu’on va réussir à faire auprès des femmes, ça va encourager les femmes à prendre peut-être des positions de leadership un peu plus, ajoute Manon Rouillier.

Valérie Fillion parle au micro dans le studio de radio.

Valérie Fillion, directrice de l'Assocciation de l'exploration minière du Québec (archives)

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Women in Mining compte 19 chapitres au Canada, dans différentes villes. Le conseil d’administration de Women in Mining en Abitibi se réunira pour la première fois vendredi. La présidente de l’Association de l’exploration minière du Québec, Valérie Fillion, fait partie du CA et espère promouvoir les emplois dans le domaine minier auprès des femmes.

De toute évidence, il va y avoir un gros volet d’activités pour se rencontrer et se faire connaître, aussi réseauter, échanger. Et aussi trouver comment on fait pour que les jeunes femmes voient les opportunités que la filière minérale leur offre pour développer leurs connaissances et leurs compétences. C’est une filière d'opportunités et elles peuvent en profiter sans inquiétude, indique-t-elle.

Être une femme dans l’industrie minière

Opératrice de machinerie lourde dans une mine, Mélissa Delage pense d’ailleurs que des discussions avec des femmes dans le domaine pourraient être source d'encouragement et de soutien.

Dans la job manuelle en tant que telle, c’est rare que les femmes ont des postes soit en formation, en supervision ou supérieurs à l’exécution, remarque Mélissa Delage.

Elle croit qu’il serait aidant d’avoir des modèles, des femmes qui viennent parler de leur expérience, comment faire pour trouver le courage d'aller chercher toujours plus loin et de monter toujours plus loin dans l’entreprise.

Émilie Bélanger, opératrice au concentrateur dans une mine, invite les intéressées à se lancer dans une carrière dans une mine. J’encourage les filles à travailler là-dedans. Si tu n’as pas peur de travailler, de forcer et que tu es travaillante, tu as ta place autant qu'une autre, affirme-t-elle.

Travaillant dans le domaine depuis cinq ans, Émilie Bélanger dit aimer tous ses collègues dans son milieu de travail. Elle reconnaît cependant que certaines mentalités persistent encore, et que la sensibilisation à l’intimidation et au harcèlement pourrait être bénéfique.

C’est important de dire que même si tu es une femme, tu es autant respectée qu’un homme et qu’un gars n’a pas le droit de dire certaines choses, et une femme n’a pas le droit de dire certaines choses à un homme non plus, dit-elle.

Mélissa Delage abonde dans le même sens. Ce qui est dommage, c'est que tu n’as comme pas le choix d'avoir un gros caractère pour que quand quelqu’un te fait une blague déplacée ou un commentaire déplacé, il faut que tu puisses répondre, déplore-t-elle. En ce moment, je suis vraiment dans un milieu magnifique, je suis ultra chanceuse, et c’est dommage de dire que je suis chanceuse.

Valérie Fillion souligne d’ailleurs que les activités de Women in Mining visent aussi bien les hommes que les femmes.

On va pouvoir faire des lieux d’échange et de rencontre, indique-t-elle. Ce ne sont pas juste des rencontres de filles. Ce sont nos collègues, et nos collègues de travail, on travaille tous ensemble.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !