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Une remise de prix en forme de « gros câlin » aux artistes

Des œuvres d'art visuel représentant des femmes sur un fond rouge sont affichées.

Une exposition de l'artiste Meky Ottawa à la Maison du Conseil des arts de Montréal

Photo : Radio-Canada / Jean-Francois Villeneuve

Radio-Canada

Le milieu culturel ayant vécu une année éprouvante en raison de la pandémie, le traditionnel Grand Prix du Conseil des arts de Montréal (CAM) se transformera cette année en un événement virtuel intitulé Nos indispensables et présenté par l’animateur Pierre-Yves Lord le 22 juin.

Le CAM a décidé de laisser de côté ses habituelles catégories de prix pour souligner les gestes et les actions des artistes, des collectifs et des organisations artistiques dans cinq nouvelles catégories : équité, innovation, proximité, solidarité et bienveillance. Ce dernier prix sera attribué à la suite d’un vote du public, qui sera ouvert le 18 mai. 

C’est également ce jour-là que seront dévoilés les noms des 24 finalistes, qui recevront des bourses de 3000 dollars. 

Les cinq lauréats ou lauréates se verront octroyer des bourses de 10 000 dollars. 

À travers les innombrables et imprévisibles chamboulements de la dernière année, nous avons vu naître des projets artistiques innovants tout autant que des élans de solidarité, d’engagement et de bienveillance, a indiqué, par communiqué, Nathalie Maillé, la directrice générale du CAM. 

Des liens durables, plus précieux que jamais, ont été tissés avec les citoyennes et les citoyens dans une foule de quartiers et nous entendons les saluer, a-t-elle ajouté.

En collaboration avec les artistes

En entrevue avec Catherine Richer, chroniqueuse culturelle à l’émission Le 15-18, Nathalie Maillé a expliqué que le concept de ce gala Nos indispensables avait émergé à la suite d’échanges avec les artistes. 

On est parti du milieu culturel lui-même, des artistes, avec qui on a réfléchi, a-t-elle précisé. 

C’est un gros câlin qu’on veut faire aux artistes pour les remercier du travail exceptionnel qu’ils ont fait depuis le début de la pandémie. Ils n’ont jamais lâché malgré des conditions épouvantables.

Une citation de :Nathalie Maillé, directrice générale du CAM

Les artistes à l’assaut de Montréal

Le CAM songe également à la relance de la culture à Montréal une fois que la pandémie de COVID-19 sera maîtrisée. L’objectif est de voir la culture investir encore davantage les lieux publics pendant tout l’été. 

À court terme, on va devoir être encore plus envahissants et retrouver des artistes partout, a-t-elle dit. Il va falloir trouver une façon pour que la présence [des artistes] se fasse encore plus ressentir et démontre que c’est ça, l’ADN de Montréal.

À plus long terme, Nathalie Maillé souhaite que le milieu réfléchisse à un modèle axé sur le développement durable, selon ses mots. 

Le modèle en vigueur jusqu’à la pandémie était basé sur un enchaînement d’œuvres présentées sur de courtes périodes. 

Cette multitude de choses qui se répétaient constamment essoufflait les artistes, a-t-elle souligné. Ils disaient : on est à bout, on fait une production, on la joue X fois, c’est terminé et on recommence.

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