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Le ministre Bonnardel s'oppose catégoriquement au remplacement du F.-A.-Gauthier

« Il est hors de question qu'on n'aille pas au bout de ce bateau », a affirmé le ministre des Transports.

L'avant du traversier sur une mer calme.

Le traversier F.-A.-Gauthier (archives)

Photo : Radio-Canada / Luc Paradis

Même s'il est encore cloué à quai, même s'il n'a navigué que 30 % du temps depuis janvier 2019, pas question, pour le gouvernement du Québec de même commencer à penser remplacer le traversier F.-A.-Gauthier.

La question a été posée par le député de René-Lévesque, Martin Ouellet, lors de l'étude des crédits octroyés à la Société des traversiers du Québec (STQ) en commission parlementaire.

Il est hors de question présentement, avec une dette de 150 millions [le coût d'achat du navire, NDLR] qu'on n'aille pas au bout, a répondu sans hésiter le ministre François Bonnardel dans l'une de ses rares prises de parole concernant le navire tristement célèbre pour ses nombreux problèmes et arrêts de services depuis son arrivée à la traverse entre Matane et la Côte-Nord.

Quelques minutes plus tôt, le PDG de la STQ, Stéphane Lafaut, venait de dire que la situation du F.-A.-Gauthier nous exaspérait.

Plus tôt en avril, le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, avait demandé d'étudier l'idée de remplacer le F.-A.-Gauthier.

Un problème chimique paralyse le navire

Stéphane Lafaut a aussi expliqué pourquoi le problème de joint d'étanchéité était réapparu au début du mois d'avril, entraînant une nouvelle fuite d'huile cinq jours seulement après le retour en service du navire, après quatre mois d'absence.

Stéphane Lafaut répond aux questions des journalistes.

Le PDG de la STQ, Stéphane Lafaut, lors d'une conférence de presse sur l'un des problèmes du traversier il y a plusieurs mois. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Catherine Poisson

Le problème serait d'origine chimique. Il y aurait une incompatibilité entre les joints d'étanchéité qui ont été installés et qui sont recommandés par le fabricant, et l'huile qui est aussi recommandée. Il y aurait une réaction chimique qui entraînerait une dégradation des joints d'étanchéité, a affirmé le PDG.

Plus tôt, par courriel, la STQ n'a pas voulu s'avancer sur un échéancier quant au retour en service du F.-A.-Gauthier, mais on comprend que ce ne sera pas à court terme.

Des tests en mer pourraient avoir lieu au cours des prochaines semaines, s'est contentée d'écrire la société d'État, qui a décliné notre demande d'entrevue.

La STQ a demandé l'aide de plusieurs armateurs du Québec, mais aussi de l'étranger, pour l'aider à comprendre, et surtout à régler, ce problème que même le fabricant, Steerprop, n'a pas réussi à résoudre.

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