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Campements de fortune : Denis Coderre accuse Valérie Plante d'« inaction »

Denis Coderre fait une salutation poing contre poing à Louis Rouillard, un itinérant, sur le terrain du boisé Steinberg.

Le chef d'Ensemble Montréal, Denis Coderre, a notamment rencontré Louis Rouillard, 61 ans, qui habite au campement du boisé Steinberg.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le chef d’Ensemble Montréal, Denis Coderre, déplore « l'attitude attentiste » de l’administration Plante dans le dossier des campements de fortune à Montréal.

Nous déplorons l’inaction de l’administration Plante alors que plusieurs campements commencent à voir le jour pour une deuxième année et à prendre de l’ampleur dans la métropole.

Une citation de :Denis Coderre, candidat à la mairie de Montréal

Il faut arrêter les guéguerres juridictionnelles [et] se demander ce qu’on est capable de faire, nous, comme métropole, a déclaré le candidat à la mairie de Montréal lors d’une conférence de presse au campement de fortune du boisé Steinberg, dans Hochelaga-Maisonneuve, mardi matin.

Valérie Plante a fait savoir la semaine dernière qu’elle ne comptait pas déloger de force les itinérants nouvellement installés dans des campements de fortune, craignant qu’ils se retrouvent surjudiciarisés.

Denis Coderre caresse le chien de Guylain.

Denis Coderre était entouré de membres de son équipe, mardi, pour rencontrer des personnes sans-abri installées au boisé Steinberg.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Son opposant aux élections municipales a dit voir les choses autrement. On ne parle pas de surjudiciariser, on parle de créer une solution permanente, a-t-il fait valoir.

Pour ce faire, il propose notamment de requalifier un hôtel en maison de chambres.

On ne peut pas vivre de camping.

Une citation de :Denis Coderre, candidat à la mairie de Montréal

Mme Plante a déjà assuré prôner elle aussi la mise en place de solutions durables.

La semaine dernière, elle avait rappelé le travail de son administration dans l’élaboration d’une stratégie de 600 logements sociaux et dont l’objectif est atteint à 80 %. Elle avait toutefois concédé que certaines personnes passaient entre les mailles du filet et avait souligné l’importance des refuges comme solution de rechange.

De l’avis de M. Coderre, qui s’est targué d’avoir pris le temps de rencontrer des personnes sans-abri dans sa démarche, les gens ne veulent pas un refuge qu’ils doivent quitter le matin, mais la stabilité et les outils nécessaires pour une meilleure qualité de vie.

Guylain Levasseur fait un câlin à son chien devant sa petite roulotte.

Le nombre de sans-abri aurait doublé à Montréal depuis le début de la pandémie, d'après l'administration Plante, passant de 3000 à 6000, ce qu’a fermement nié Denis Coderre.

Ce n’est pas vrai ça. Il y en a 1500 de plus, a-t-il avancé, ne s'appuyant toutefois que sur ses propres observations et celles de professionnels qui connaissent ça et qui sont sur le terrain.

Ces dernières semaines, des campements de fortune ont fait leur apparition dans Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, dans Ville-Marie et sur Le Plateau-Mont-Royal.

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