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« Je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer », confinée pendant 40 jours dans une grotte

Une jeune femme souriante se cachant du soleil avec sa main.

La Québécoise Marina Lançon à la sortie de la grotte après 40 jours d'expédition.

Photo : Robert-Felix Vicente

Radio-Canada

La Québécoise Marina Lançon a passé 40 jours dans une grotte du sud de la France. Elle en est ressortie samedi.

Je serais restée plus longtemps. Il y avait d’autres choses à voir et d’autres choses à faire , affirme d'emblée la guide en tourisme d'aventures.

La sortie de la grotte a tout de même été un moment exceptionnel. Quand j'ai revu le soleil, c'était assez incroyable de sentir le vent sur mon visage et la chaleur du soleil et avec l'odeur des fleurs, le vert était pétillant et les montagnes étaient assez exceptionnelles, raconte Mme Lançon.

Bien qu'une grotte semble être un endroit clos et étouffant, la grotte de Lombrives, utilisée pour l'expérience, était très vaste, avec plusieurs galeries.

L'objectif était de pouvoir évaluer l'incidence sur le cerveau humain d'être privé de lumière naturelle et de notion du temps. Les 15 participants n'avaient aucune montre, et mangeaient et dormaient au moment où ils en ressentaient le besoin. Ils n'avaient accès à aucun moyen de télécommunications.

Je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer. [...] Moi, notamment, il fallait que je documente l'expédition, donc j'étais pas mal occupée à filmer l'expédition. On avait aussi des tâches collectives comme il fallait aller chercher de l'eau dans un lac qui était à 20 mètres de hauteur. Il fallait faire de la remontée sur corde pour aller chercher de l'eau, relate Mme Lançon.

Les équipes devaient aussi ramasser les déchets qui s'étaient accumulés dans la grotte, recueillir de l'information à propos des écrits sur les parois, modéliser en trois dimensions l'espace. C'est sans compter la gestion des déchets des participants.

Une quinzaine de personnes réunies autour d'une table dans une immense grotte.

Le groupe de l'expédition Deep Time

Photo : Human Adaptation Institute

Malgré l'espace clos et la quinzaine de participants, tous se sont bien entendus. On a des amitiés qui ont été créées et qui vont durer pour toujours.

Parmi les effets sur sa santé qu'a remarqués Marina Lançon, il y a une perte de mémoire. Le soir, si j'oubliais de remplir mon journal de bord, le lendemain, je me demandais ce que j'avais fait la veille. Après, on était 15 équipiers et on a tous vécu l'expérience différemment, souligne l'aventurière.

La Québécoise participera à quatre autres expéditions dans les quatre milieux les plus extrêmes de la planète pour voir comment le cerveau et le corps humain s’adaptent à des conditions extrêmes.

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