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Impasse dans les négociations entre le gouvernement et ses agents correctionnels

Entrée de la prison.

Le Centre correctionnel régional du Sud-Est, à Shediac au Nouveau-Brunswick, le 5 avril 2020.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Radio-Canada

Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) annonce qu’il est dans une impasse dans ses négociations pour renouveler le contrat de travail de 800 de ses membres.

Lors d’une conférence de presse, la SCFP a indiqué que les employés de buanderie, des conseillers personnels, des concierges et des agents correctionnels de la section 1251 sont sans contrat de travail depuis 4 ans.

Le syndicat a déposé un avis d’impasse avec la Commission du travail et de l’emploi du Nouveau-Brunswick.

Un avis semblable a été déposé la semaine dernière par les représentants du local 1418 qui représentent entre autres les travailleurs sociaux.

Le recrutement et les salaires au coeur de l’impasse

Les problèmes de recrutement et de rétention du personnel dans les centres correctionnels sont dénoncés par le syndicat.

Les racines du problème de recrutement et de rétention sont évidentes. Les agents correctionnels du Nouveau-Brunswick demeurent parmi les moins bien payés au Canada. Ajoutez à cela l'absence d'exigences en matière d'affectation et l'exploitation des occasionnels, et vous aggravez un environnement de travail déjà dangereux avec le syndrome de la porte tournante, a indiqué Mike Davidson, représentant national du SCFP, dans un communiqué.

Le président de la section locale 1251 Chris Curran a aussi demandé de meilleurs salaires pour les syndiqués.

Nos membres n'ont jamais cessé de travailler, protégeant les Néo-Brunswickois tout au long de cette pandémie. Ils méritent un salaire équitable pour au moins suivre l'augmentation des coûts [de la vie]. La réalité, c'est qu'une grande partie de nos membres gagnent moins que le paiement mensuel de 2000 $ de la [Prestation canadienne d’urgence], même s'ils travaillent à temps plein , a fait remarquer Chris Curran.

M. Curran croit que le gouvernement veut pousser les syndiqués à la grève. 

C’est simple, M. Higgs veut forcer la grève sur nos travailleurs essentiels. C'est incroyable et immoral, a-t-il déclaré.

Les deux parties doivent maintenant indiquer à la Commission du travail et de l’emploi s’ils acceptent le processus d’arbitrage obligatoire. Si l’une des deux parties refuse, un vote de grève sera nécessaire.

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