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Fransaskoisie : la discrimination et l’intimidation sont répandues, selon un sondage

Table avec quatre personnes, respectant une distance de deux mètres.

Les partenaires engagés dans cette volonté de combattre l’intimidation et la discrimination sont l’ACF, la CAFS, le CCF et le CEF. (archives)

Photo : Radio-Canada / Cory Herperger

Radio-Canada

Un rapport publié mardi indique que les problèmes de discrimination et d’intimidation sont communs et répandus au sein de la communauté fransaskoise.  

Le rapport fait suite à un sondage commandé par quatre organismes fransaskois, partenaires dans la lutte contre la discrimination et l’intimidation.

Il s’agit de l’Assemblée communautaire fransaskoise (ACF), la Communauté des Africains francophones de la Saskatchewan (CAFS), le Conseil culturel fransaskois (CCF) et le Conseil des écoles fransaskoises (CEF). 

Les problèmes de discrimination et d’intimidation sont suffisamment communs, répandus et graves pour demander une intervention des organismes, souligne le document.

Selon le sondage auquel ont répondu 78 personnes venant des centres urbains et des communautés rurales, ces problèmes touchent l’ensemble de la communauté et non un groupe démographique en particulier.

« 67,9 % des répondants, peu importe le genre, ont répondu avoir déjà été victimes de discrimination au sein de la communauté. Ils sont 57,7 % à avoir répondu avoir déjà fait l’objet d’intimidation. »

— Une citation de  Rapport du sondage sur la discrimination et l’intimidation au sein de la communauté fransaskoise en 2021

Des formes d'intimidation diverses

Une des questions du sondage abordait notamment les formes de discrimination, comme la couleur de la peau, la langue, le sexe, ou encore l’origine ethnique, et les personnes pouvaient cocher autant de cases qu’elles le souhaitaient.

« Les 31 femmes victimes ont donné 85 réponses, le plus souvent reliées autour de la langue et du sexe, soit presque la moitié du total. Les 18 hommes ont, eux, identifié 55 formes de discrimination. Elles sont le plus souvent liées à la langue et à l’origine ethnique. »

— Une citation de  Rapport du sondage sur la discrimination et l’intimidation au sein de la communauté fransaskoise en 2021

De leur côté, les personnes qui n’ont pas affiché leur sexe n’indiquent pas avoir été victimes de discrimination basée sur l’origine ethnique ou la couleur de peau. 

Pour répondre à ces différentes formes d’agression, le rapport recommande que soient mises en place des stratégies d’intervention et d'autodéfense verbales et intellectuelles afin de permettre aux victimes de mieux faire face à ces situations.

Les formes d’intimidation peuvent être verbales, physiques ou écrites. Elles peuvent être faites sur les réseaux sociaux ou demeurer anonymes. Le plus souvent, elles sont faites de manière verbale ou anonyme.

Malgré tout, les témoins d’intimidations anonymes sont nombreux. Ils sont 73,1 %, peu importe le genre, à affirmer avoir déjà été témoins d’actes négatifs à l’encontre d’une tierce personne.

Des actions requises

Le rapport recommande que les organismes mettent en place des stratégies d’intervention assez importantes et flexibles pour contrer ces formes de discrimination, que celles-ci soient liées au sexe, à la couleur de peau, à l’âge, ou encore à l’orientation sexuelle.

Il insiste sur la création de programmes de sensibilisation, mais aussi de procédures claires afin que les personnes puissent signaler les incidents ou les actes négatifs dont elles ont pu être témoins.

Une meilleure collaboration entre les organismes permettrait aussi de rendre ces programmes plus efficaces, selon le rapport.

Les organismes soulignent également qu’il est primordial de mettre en place des ressources pour répondre aux besoins des personnes victimes d’agression, notamment dans les petites communautés, et qui peuvent parfois souffrir de stress post-traumatique.

Ces personnes ayant un besoin de confidentialité et d’accès à des professionnels de la santé, le rapport propose l’instauration d’un répertoire de ressources aussi bien dans la communauté fransaskoise que dans l’ensemble de la communauté saskatchewanaise.

Le document juge nécessaire l’offre de formation continue aux membres des différents conseils d'administration sur ces sujets.

À travers le sondage, les organismes veulent donner la parole à ceux qui peuvent être ou avoir été victimes d’actes de discrimination et d'intimidation, puis entretenir la réflexion sur ces différents enjeux au sein de la communauté.

Méthodologie

La collecte des données s’est déroulée en ligne du 23 novembre au 21 décembre 2020 auprès de personnes issues de la communauté fransaskoise. Au total, 10 questions ont été posées aux participants. En tout, 78 personnes y ont répondu, soit 43 femmes, 29 hommes et 6 personnes dont le sexe n’a pas été donné.

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