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Le vaccin Johnson & Johnson risque d'être soumis aux mêmes restrictions qu'AstraZeneca

Une main saisit une boîte de vaccin parmi un lot.

Le Canada doit recevoir une première livraison de vaccins Johnson & Johnson contre la COVID au cours des prochains jours.

Photo : Reuters / Shannon Stapleton

Radio-Canada

Le Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) dévoilera en début de semaine prochaine ses recommandations concernant l'utilisation du vaccin de Johnson & Johnson, dont une première livraison est attendue mercredi au pays.

En entrevue à Tout un matin, la présidente du CCNI, Dre Caroline Quach, a expliqué que le comité n'avait pas encore rendu publiques ses recommandations par souci de cohésion.

Les recommandations sont faites, mais elles ne sont pas encore publiques parce qu'on attendait vraiment que le vaccin soit disponible au Canada pour pouvoir les sortir, a indiqué la Dre Caroline Quach.

On sait qu'avec ces vaccins-là, il y a toujours des données qui sortent au fur et à mesure de leur utilisation, donc on ne voulait pas avoir à émettre des recommandations pour ensuite les changer.

C'est tout à fait possible que le vaccin de Johnson & Johnson fasse l'objet de recommandations similaires à celles que le CCNI a fournies concernant le vaccin d'AstraZeneca, puisque les mêmes types de caillots sanguins peuvent survenir.

Surveiller les données en lien avec les thromboses

L'occurrence de thromboses en lien avec l'administration du vaccin de Johnson & Johnson est de 1 cas pour 500 000 doses, selon la Dre Quach, qui cite ainsi les données disponibles provenant des États-Unis.

Jusqu'à maintenant, les Américains ont administré environ 8 millions de doses de ce vaccin et 15 cas de thromboses ont été répertoriés.

Les autorités de santé publique avaient d'ailleurs instauré une pause de 11 jours dans son utilisation afin de statuer sur sa sécurité. Elles ont de nouveau donné leur feu vert au vaccin de Johnson & Johnson vendredi dernier.

On fera une analyse de risques-bénéfice en comparant le risque d'être admis aux soins intensifs pour la COVID versus le risque de thrombose avec admission aux soins intensifs, a expliqué la Dre Quach. Un peu le même exercice qu'on avait fait avec l'AstraZeneca pour en arriver ensuite à une recommandation.

C'est un vaccin qui a une moins grande utilisation pour l'instant, donc il va falloir voir les données qui vont continuer à émerger des États-Unis au cours des prochaines semaines.

Un vaccin pratique et efficace

Au Canada, le vaccin de Johnson & Johnson devrait commencer à être utilisé au début du mois de mai, le temps de dégeler les doses et de les acheminer aux provinces, a-t-elle aussi fait savoir.

L'efficacité de ce vaccin à dose unique est d'environ 85 % un mois après l'inoculation. Selon la présidente du CCNI, il présente une bonne efficacité contre le variant découvert en Afrique du Sud, soit environ 70 %, et une excellente efficacité contre le variant originaire du Brésil.

Le fait qu'il nécessite une seule dose devrait aussi permettre à la santé publique d'immuniser efficacement certaines populations, croit la Dre Quach.

Pour des populations qu'on a plus de difficulté à rejoindre ou qu'on a tendance à perdre en chemin, c'est sûr qu'il a une importance à jouer.

Visitez notre dossier sur les vaccins contre la COVID-19.

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