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COVID-19 : l'heure n'est pas au relâchement, avertit le CISSS de l'Outaouais

Une piétonne portant un masque.

Le taux de dépistage a baissé depuis deux semaines en Outaouais, ce qui soulève des préoccupations.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Lafreniere

Radio-Canada

Les autorités de santé publique de l’Outaouais et d’Ottawa accueillent avec prudence la baisse de nouveaux cas de COVID-19 remarquée depuis quelques jours dans la région. Il est encore trop tôt, disent-elles, pour se prononcer sur la levée de certaines mesures sanitaires.

Pour une 4e journée en Outaouais, le nombre de nouveaux cas de COVID-19 est sous la barre des 100 infections quotidiennes.

Alors que les chiffres s'améliorent et que le gouvernement Legault devrait faire une annonce concernant les mesures spéciales d'urgence mises en place en Outaouais, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais met en garde contre tout relâchement précipité.

Les taux d'hospitalisation demeurent très élevés et l’âge moyen des personnes hospitalisées est inquiétant, a indiqué le CISSS de l’Outaouais dans une réponse écrite, lundi.

Par ailleurs, les autorités indiquent que les bilans quotidiens pourraient être biaisés par une baisse des dépistages.

Le taux de dépistage a baissé depuis deux semaines, ce qui soulève des préoccupations quant au portrait épidémiologique, souligne le CISSS de l’Outaouais.

Selon la santé publique régionale, la troisième vague a touché son apogée en Outaouais. L’heure est donc toujours à la prudence.

Le pic de cas de cette troisième vague a possiblement été atteint, mais celle-ci n’est pas maîtrisée comme le démontrent les autres indicateurs, note le CISSS de l'Outaouais.

Pas gagné, dit Mathieu Lacombe

De quoi faire dire au ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, que la partie n’est pas gagnée.

Mathieu Lacombe s'adresse aux journalistes.

Le ministre de la Famille et ministre responsable de l'Outaouais, Mathieu Lacombe (archives)

Photo : Radio-Canada

Je ne me réjouirai pas trop vite. On doit encore être très très très prudents et c'est le message que je lance depuis des semaines. Il faut garder cette prudence-là, mais c'est sûr que c'est plaisant de voir des chiffres qui baissent, je ne vous mentirai pas. Mais vraiment, je ne me réjouis pas trop vite, a-t-il commenté.

À savoir quand les mesures sanitaires pourraient être relâchées en Outaouais, le ministre Lacombe reste sur la ligne de la prudence.

Je vais vous dire qu'on est bien loin de pouvoir annoncer ça aujourd'hui. On continue de regarder la situation, a-t-il dit, alors que les mesures spéciales d’urgence décrétées par le gouvernement québécois pour trois régions, dont celle de l’Outaouais, doivent se terminer le 3 mai.

Si tel est le cas, l’heure du couvre-feu pourrait être modifiée et les écoles pourraient de nouveau accueillir leurs élèves dès lundi prochain.

Mais à trois reprises, ces dernières semaines, le gouvernement Legault a décidé de prolonger la mise en place de ces mesures d'urgence afin de faire face à la situation de la pandémie dans la région.

Le milieu des affaires en attente

Toujours est-il que du côté des commerces, on surveille la situation avec attention. Dans le milieu des affaires, certains préfèrent attendre que la situation soit plus stable avant de parler d’assouplissement des mesures.

Portait de l'homme devant un tableau illustrant des chapeaux et des feuilles d'érable.

Stéphane Bisson, président de la Chambre de commerce de Gatineau (archives)

Photo : Radio-Canada

Soyons prudents actuellement, parce que ce qui coûte cher en termes de dollars pour les entreprises, également ce qui coûte cher au niveau du moral des gens, c’est la question des réouvertures et des fermetures par la suite. Donc, on veut s’assurer que tout soit fait correctement, est d’avis Stéphane Bisson, président de la Chambre de commerce de Gatineau.

Pour sa part, Tony Priftakis, propriétaire du restaurant Saveurs des Continents à, Gatineau, ne s’attend pas à ouvrir sa salle à manger avant la fin du mois de mai.

Un homme pose devant l'enseigne de son restaurant.

Tony Priftakis, propriétaire du restaurant Saveurs des continents, à Gatineau

Photo : Radio-Canada / Guillaume Lafreniere

Un autre enjeu, dans la région de l'Outaouais, c’est l’autre côté de la rivière, à Ottawa, où les [salle à manger] seront fermées jusqu’à environ la fin mai. Donc, il faut qu’on arrime un peu les deux côtés, dit-il.

Même prudence à Ottawa

À Ottawa, où les chiffres demeurent élevés, les autorités de santé accueillent elles aussi la baisse relative des nouveaux cas avec un optimisme modéré.

Il serait prématuré, dit Santé publique Ottawa (SPO), de tirer des conclusions claires sur les effets des mesures sanitaires en vigueur et sur celles à adopter pour la suite.

Nous avons besoin de jours et de semaines d'observation supplémentaires pour tirer des conclusions sur l'efficacité des mesures de santé publique, a indiqué SPO par courriel.

La province de l’Ontario a été placée en confinement jusqu’au 20 mai.

Nous sommes toujours dans la résurgence de la pire vague de toute la pandémie et nous devons continuer de maintenir les mesures de santé publique.

Une citation de :Réponse de Santé publique Ottawa

Lundi, la santé publique rapportait 190 nouveaux cas de COVID-19 dans la capitale fédérale. Ottawa a atteint un sommet, avec 370 nouvelles infections à la mi-avril.

Mais la situation varie d’une région à l’autre. Car dans l’est ontarien, les derniers chiffres sont plus encourageants, a noté le médecin hygiéniste du Bureau de santé de l’est de l’Ontario (BSEO).

Le Dr Paul Roumeliotis s’est dit agréablement surpris en constatant que les indicateurs épidémiologiques vont en diminuant depuis quelques jours. Entre autres, le nombre de personnes aux soins intensifs est passé de onze, la semaine dernière, à six, cette semaine.

En regardant la moyenne [mobile hebdomadaire], au niveau du BSEO, nous sommes à 85 cas [par 100 000 habitants]. Il y a à peu près deux semaines, nous avions vraiment 150 [ cas par 100 000 habitants]. On va en diminuant. Ce sont de bonnes nouvelles à mon avis. [...] L’état d’urgence se termine le 20 mai. J’espère que nous serons dans le rouge ou l’orange à ce moment-là, souhaite le médecin hygiéniste du BSEO.

Avec les informations de Mama Afou, Ismaël Sy et Catherine Morasse

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