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Thunder Bay enquête sur les agissements d’employés municipaux impliquant des Autochtones

Un gardien de sécurité prend une photo de personnes sur un banc de parc.

Tatjana Shawanamash-Ignace a partagé cette photo jeudi dernier sur les réseaux sociaux.

Photo : Avec la permission de Tatjana Shawanamash-Ignace

Radio-Canada

La Ville de Thunder Bay enquête après l’indignation suscitée sur les médias sociaux à la suite de la publication de photos qui semblent montrer un agent de sécurité prenant des photos de deux hommes dormant sur un banc au centre de transport de l’hôtel de ville.

Les photos ont été prises par une résidente, Tatjana Shawanamash-Ignace, jeudi soir dernier, lorsqu'elle et son fils de 7 ans attendaient dans l'autobus pour rentrer chez eux.

Dans sa publication, elle demandait pourquoi l’agent et les chauffeurs d’autobus à proximité ne venaient pas en aide aux deux hommes autochtones.

La Ville de Thunder Bay indique faire enquête sur le comportement des personnes impliquées.

La Municipalité précise que le service de transport en commun a récemment embauché des services de sécurité supplémentaires après une augmentation d'incidents de comportements agressifs signalée par les conducteurs d'autobus.

Des photos sont parfois prises pour aider à identifier ces personnes.

Le directeur général de la Municipalité, Norm Gale, dit que l’enquête sera approfondie et complète.

La Ville de Thunder Bay prend ces circonstances au sérieux. Nous sommes engagés à protéger la sécurité et le bien-être de nos employés, des personnes qui utilisent nos services et des gens de la ville , dit-il.

Mme Shawanamash-Ignace dit que de leur fenêtre d’autobus, elle et son fils ont vu l'agent de sécurité et des chauffeurs d'autobus prendre des photos des deux hommes autochtones dormant sur un banc, possiblement en état d'ébriété.

Elle dit que l'incident a été un choc pour elle et son enfant, qui sont aussi autochtones.

Un groupe d'hommes devant l'hôtel de ville de Thunder Bay

Tatjana Shawanamash-Ignace raconte que son fils ne cessait de lui poser des questions sur la situation.

Photo : Avec la permission de Tatjana Shawanamash-Ignace

Mon fils n'arrêtait pas de me demander. Pourquoi n'ont-ils pas aidé? dit-elle.

Elle précise que son fils avait affirmé qu’il voulait devenir un chauffeur d’autobus, mais qu’il ne veut plus monter à bord maintenant.

Il a vraiment peur que cela lui arrive parce qu'il est autochtone, mentionne-t-elle.

De son côté, le syndicat représentant les chauffeurs d’autobus a défendu ses membres.

Dans une déclaration à Radio-Canada, le président de la section locale 966 du Syndicat uni du transport, Fred Caputo, dit que les opérateurs sont un groupe de personnes dévouées qui ont, au cours des dernières années, été confrontées à un nombre croissant d'incidents de violence verbale et physique au cours de leur journée de travail.

Il estime que les photos et les vidéos publiées sur les médias sociaux les accusant d’actes répréhensibles ne présentent qu’un côté de la médaille.

Le syndicat souligne le stress auquel les opérateurs sont confrontés puisqu'ils doivent faire face à des problèmes de santé mentale, de toxicomanie et d'itinérance.

Avec les informations de Logan Turner de CBC

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