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Les entreprises minières exigent davantage de diplômes pour un poste d'entrée

Un mineur sous terre.

L'Institut national des mines a publié un portrait de la formation dispensée par les entreprises minières à leur personnel.

Photo : INMQ : Marie-Claude Robert

Dans le cadre de la semaine minière 2021, l’Institut national des mines a dévoilé lundi un portrait de la formation dispensée par les entreprises minières à leur personnel. L’un des principaux constats de l’étude, qui compare des données recueillies en 2013, 2016 et 2019, révèle que la proportion d’entreprises exigeant un diplôme d’études secondaires (DES) ou professionnelles (DEP) pour accéder à un poste d’entrée a augmenté de 43 % de 2013 à 2019.

En 2016, 19 % des entreprises minières exigeaient minimalement un DEP pour un poste d’entrée, alors que 25 % exigeaient un DES. Ces chiffres sont respectivement passés à 33 % et à 28 % en 2019, ce qui représente une hausse de 17 % en trois ans.

Selon Jean-François Pressé, président-directeur général de l’Institut national des mines, la culture de l’apprentissage et de la formation est de plus en plus présente dans les entreprises minières.

L’avantage pour les entreprises d’avoir des gens diplômés, ce sont des gens qui vont s’adapter à l’évolution du marché du travail, qui vont s’adapter aux nouvelles technologies tout au long de leur carrière. Ce sont des gens également qui auront une plus grande polyvalence pour accéder à des postes de niveau supérieur. L’ensemble de l’industrie a tout à gagner à engager des gens diplômés, souligne-t-il.

Jean-François Pressé dans son bureau.

Le président-directeur général de l'institut national des mines, Jean-François Pressé.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

M. Pressé soutient qu'un taux de diplomation plus élevé parmi les travailleurs miniers peut également contribuer à la sécurité en milieu de travail.

Les gens diplômés sont très sensibilisés à l'importance de la santé et sécurité sous terre, de travailler de façon sécuritaire et d’adopter des modes de travail sécurisés, alors c’est certain que ça fait partie des avantages de la formation, considère-t-il.

D'après M. Pressé, la hausse du nombre d'entreprises minières exigeant un diplôme pour accéder à un poste d'entrée représente un signal fort concernant la persévérance scolaire.

C’est certain que l’industrie minière lance un beau message à nos jeunes et nos moins jeunes qui sont en formation présentement et qui sont sur les bancs d’école. Ça lance un beau message que d’atteindre un niveau de diplôme, c’est important. Que de persévérer dans leur cheminement de carrière, ça amène à des emplois intéressants et à un avenir très prometteur pour eux, estime M. Pressé.

Action Réussite se réjouit

Cette hausse des exigences scolaires minimales à l’embauche est bien accueillie au sein d’Action Réussite Abitibi-Témiscamingue. Pour Marie-Claude Lacombe, coordonnatrice au développement de l’organisation, cette hausse des exigences en lien avec la diplomation aura des répercussions positives dans la lutte contre le décrochage scolaire.

C’est une bonne nouvelle, ça va nous permettre d’augmenter le taux de diplomation. En Abitibi-Témiscamingue, ce sont les garçons qui décrochent de l’école le plus souvent. Comme les emplois dans les mines sont majoritairement occupés par des hommes, je pense que ça va aider à garder nos garçons à l’école pour obtenir un diplôme, affirme-t-elle.

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