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COVID-19 à Yellowknife : la santé publique se veut rassurante

Yellowknife la nuit.

Yellowknife compte présentement 6 cas actifs d'infection au SRAS-CoV-2.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

La médecin hygiéniste en chef des Territoires du Nord-Ouest, Kami Kandola, a voulu rassurer les Ténois lundi matin en répondant aux questions des journalistes à propos des 6 cas d'infection au virus qui cause la COVID-19 à Yellowknife.

Le territoire a enregistré 6 nouvelles infections au SRAS-CoV-2 dans sa capitale depuis mercredi. Environ 90 contacts ont aussi été placés en isolement préventif, dont plusieurs élèves et membres du personnel de l’école secondaire St Patrick.

Jusqu'ici, tous les résultats de tests de dépistages des contacts sont revenus négatifs, mais le territoire attend encore certains résultats.

La santé publique attend aussi les résultats des tests de laboratoire pour confirmer si ces six cas sont dus à un des variants préoccupant.

Il n’y a pas lieu de paniquer, a déclaré la Dr Kandola en conférence de presse. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas être inquiet, l'inquiétude est très justifiée en ce moment.

Elle assure tout de même que son équipe est en contrôle de la situation et que les chaînes de transmission ont été bien identifiées et que les personnes qui ont été en contact avec les personnes infectées ont été avisées.

Si vous n'avez pas été averti, vous devriez continuer avec votre routine quotidienne comme vous le faisiez la semaine dernière ou la semaine précédente, en suivant les directives de la santé publique que nous soulignons depuis le début de la pandémie.

Kami Kandola en conférence de presse.

La Dre Kami Kandola est la médecin hygiéniste en chef des Territoires du Nord-Ouest.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

La Dre Kandola maintient qu’elle ne recommande pas pour l’instant la fermeture d’une école où la mise en place de mesures restrictives supplémentaires.

La santé publique évite toutefois de parler d’une éclosion et qualifie plutôt la situation d’une grappe de cas.

Selon la Dre Kandola, une grappe de cas fait référence à des cas qui sont regroupés dans le temps, dans un lieu géographique, ou par une source d’exposition commune, mais il ne s'agit pas de transmission communautaire.

Steve Norn : les autorités avares de détails

En raison des lois sur la vie privée, la Dre Kami Kandola n’a pas voulu donner de détails au sujet du député Steve Norn qui a annoncé être l’une des six personnes infectées la semaine dernière.

Elle a aussi refusé de répondre aux questions des journalistes sur la controverse entourant le député et les allégations contenues dans un texte de Cabin Radio publié vendredi. 

Selon ce qu’a rapporté Cabin Radio en se basant sur des sources anonymes travaillant dans l’édifice de l’Assemblée législative, le député de Tu Nedhé-Wiilideh, Steve Norn, n’aurait pas respecté toutes les normes de sa période d’isolement et serait entré dans l’édifice de l’Assemblée législative le 17 avril.

Steve Norn.

Steve Norn, député de Tu Nedhé-Wiilideh, ici photographié à l'Assemblée législative des T.N.-O, et l'un des membres de sa famille ont contracté la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Sara Minogue / CBC

Radio-Canada n’a pas été en mesure de vérifier ces allégations ni de confirmer la présence de Steve Norn dans l’édifice de l'Assemblée le 17 avril.

Le député de Tu Nedhé-Wiilideh n’a pas répondu aux demandes d’entrevues de Radio-Canada.

Dans une déclaration publiée dans les médias sociaux et envoyée aux médias vendredi avant la publication du texte de Cabin Radio, Steve Norn affirme avoir suivi les exigences de la santé publique.

Lors de son point de presse et avant de répondre aux questions des journalistes, la Dre Kami Kandola a affirmé qu’elle ne pourrait pas confirmer quoi que ce soit par rapport aux propos faits au sujet d’un membre de haut niveau du public, citant les lois sur la vie privée.

Nous savons que les résidents sont inquiets à propos d'allégations d'individus posant des risques pour les autres en ne respectant pas les règles et les recommandations [de la santé publique], a-t-elle déclaré. Nous comprenons l’intérêt du public à propos des détails de ce genre d’enquête, mais je ne répondrai pas aux questions à ce sujet.

Assouplissement des mesures repoussé

Selon la directrice médicale du territoire, Anne Marie Pegg, le travail pour retracer les contacts, les risques et les chaînes de transmission pèse lourd sur les équipes de la santé publique travaillant à plein régime depuis le début de la pandémie.

Nous voulons nous assurer que cette capacité est maintenue au niveau actuel, en ajoutant des ressources humaines pour permettre à nos équipes de prendre du repos, dit-elle.

Tout ce travail relié à la grappe de cas à Yellowknife et les nouveaux risques de transmission ont forcé la médecin hygiéniste en chef à repousser de nouveau la révision de son plan de déconfinement promis pour la fin avril.

Au cours des dernières semaines, La Dre Kandola a répété qu’un assouplissement de certaines restrictions, notamment pour les rassemblements extérieurs, serait mis en place en même temps que la publication du plan révisé.

Un agent de la santé publique supervise les arrivées à l'aéroport de Yellowknife.

Tous les voyageurs qui entrent aux Territoires du Nord-Ouest par l'aéroport de Yellowknife doivent rencontrer les autorités de la santé publique à leur arrivée.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Selon le plan initialement publié en mai 2020, une campagne de vaccination de masse, comme celle qu’a mise en place le territoire, aurait signifié la fin des mesures restrictives. La Dre Kandola prévoit maintenant mettre à jour le plan d’ici la fin mai.

Nous ne voulons pas retourner en arrière [avec de plus strictes restrictions], mais ce n'est pas le temps d’aller de l'avant, explique-t-elle. Le meilleur scénario en ce moment est de continuer à être vigilant et d'attendre que la troisième vague passe dans le reste du Canada.

Cela n’aura toutefois aucun effet sur les nouvelles mesures d’isolement pour les voyageurs complètement vaccinés annoncées la semaine dernière.

La Dre Kandola répète tout de même qu’elle recommande d’éviter tout voyage non essentiel à l’extérieur du territoire pour éviter de contracter une infection à un variant et de l'y importer.

Avec des informations de Liny Lamberink

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