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La France rend hommage à la policière tuée par un islamiste tunisien

Des fleurs sont disposées en hommage à Stéphanie Monfermé.

L'attaque à Rambouillet est « la 17e action terroriste islamiste commise en France depuis 2014 contre les forces de l'ordre », a souligné le procureur antiterroriste.

Photo : Getty Images / AFP / Bertrand Guay

Agence France-Presse

Plus de 1000 personnes se sont réunies à Rambouillet, près de Paris, pour rendre hommage à Stéphanie Monfermé, l'agente administrative de police assassinée vendredi par un Tunisien de 36 ans radicalisé.

Dans son discours prononcé sur les marches de l'hôtel de ville, la mairesse de Rambouillet, Véronique Matillon, a loué la femme exceptionnelle qu'était Stéphanie Monfermé qui a consacré sa vie aux autres. À ses côtés se trouvaient les filles et l'époux de la victime ainsi que des représentants de l'État.

Nous ne fléchirons pas devant une telle abomination.

Une citation de :Véronique Matillon, mairesse de Rambouillet

Trois jours après le drame, plus d'un millier de personnes ont salué la mémoire de Stéphanie Monfermé, même si ça ne rendra pas leur mère à ses filles, soupire Claire Auber, retraitée de 72 ans.

À l'appel notamment d'un syndicat de police, des fonctionnaires se sont également rassemblés lundi devant les postes de police de plusieurs villes de France. Devant les bureaux de la police de Marseille, dans le sud de la France, une cinquantaine d'agents ont marqué leur soutien, a constaté une journaliste de l'AFP.

Des policiers devant une station de police à Paris.

Des policiers rassemblés devant un poste de police parisien pour rendre hommage à Stéphanie Monfermé, tuée vendredi par un islamiste tunisien.

Photo : Getty Images / AFP / Christophe Archambault

Comme tous les collègues de la victime, René Tardiff, agent administratif qui a côtoyé Stéphanie Monfermé durant 26 ans au sein du commissariat de Rambouillet, doit reprendre mardi le chemin du travail. Ce sera sans sa collègue, qu'il décrit comme discrète, souriante, investie, une passionnée de danse country, mariée à un boulanger et mère de deux filles de 13  et 18 ans. Je suis parti vendredi à midi, relate-t-il, j'ai dit à Stéphanie : "Bonnes vacances et au 4 mai!", car elle partait en congé la semaine d'après.

Tout a basculé en début d'après-midi : en regagnant le poste de police après s'être rendue à son véhicule, Stéphanie Monfermé est agressée par un homme qui s'engouffre derrière elle dans le sas d'entrée, a décrit dimanche le procureur antiterroriste, Jean-François Ricard. Il lui a alors porté deux coups de couteau à l'abdomen et à la gorge et, selon des témoins, a crié Allah Akbar.

La fonctionnaire, qui n'était pas armée, est décédée sur place, malgré l'intervention des pompiers. L'identité de l'assaillant, abattu par un policier, a été établie; il s'agit de Jamel Gorchene, un Tunisien de 36 ans, à la radicalisation peu contestable et présentant certains troubles de la personnalité, selon M. Ricard. Ce dernier a dit qu'il s'agissait de la 17e action terroriste islamiste commise en France depuis 2014 contre les forces de l'ordre.

Une foule rassemblée devant l'hôtel de ville de Rambouillet.

Une cérémonie a été organisée lundi devant l'hôtel de ville de Rambouillet pour rendre hommage à la policière.

Photo : Getty Images / AFP / Bertrand Guay

Vendredi et samedi, quatre personnes ont été placées en garde à vue : le père de Jamel Gorchene, qui habitait avec lui à Rambouillet, un couple résidant dans le Val-de-Marne, en région parisienne, qui le domiciliait administrativement et un autre cousin. Dimanche, un autre de ses cousins a également été arrêté. Le couple a été relâché dimanche en fin de journée sans poursuite à ce stade, selon une source judiciaire.

Jamel Gorchene, chauffeur-livreur, était dépourvu de casier judiciaire et inconnu des services de renseignement et de la justice. Son mode opératoire correspond aux appels récurrents du groupe État islamique à s'attaquer aux forces de l'ordre.

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