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Caméras d'intervention : la Vallée-de-l’Or fera partie du projet pilote de la SQ

Le buste d'un agent de la Sûreté du Québec, où est installé une petite caméra.

La Sûreté du Québec a lancé son projet pilote de caméras d'intervention que les agents porteront sur eux.

Photo : La Presse canadienne / Courtoisie : Ministère de la Sécurité publique

La Sûreté du Québec lance un projet pilote de caméras d'intervention pour les agents de quatre MRC, dont la Vallée-de-l’Or. Le projet débutera à Rimouski, puis s’étendra dans les trois autres territoires d’ici le mois d’octobre.

Le ministère de la Sécurité publique collabore avec la Sûreté du Québec pour déployer ce projet pilote, qui a notamment pour objectif de renforcer la confiance du public envers la police et d’avoir un contrepoids aux images citoyennes, de plus en plus fréquentes depuis l’avènement des téléphones intelligents.

Le service de police autochtone du Nunavik suit également la situation de près, et travaille lui aussi à implanter un projet pilote semblable sur son territoire.

La particularité de Val-d’Or

Dans la Vallée-de-l’Or, le projet pilote d’une durée de six mois sera lancé en juin. Une dizaine de policiers seront d’ailleurs formés au cours des prochains jours.

En plus de devoir être activée manuellement par les policiers dans le cas de personnes en détresse ou en crise, ou encore lors d’interpellations, il est prévu, dans le projet de la Vallée-de-l’Or, que la caméra se déclenche automatiquement quand l’arme de service ou le fusil à impulsion électrique sera retiré de son étui.

Selon Benoît Richard, porte-parole de la Sûreté du Québec, il ne faut pas faire un lien entre le choix de la Vallée-de-l’Or et les événements de 2015, qui ont mené à des allégations de femmes autochtones envers des policiers.

Ce n’est pas vraiment un lien qui a été pris en compte, soutient-il. La Vallée-de-l’Or a été choisie par sa situation géographique, avec une ville centre entourée de plusieurs villes qui comptent des disparités régionales. Ça devient intéressant pour notre prise de données. Ça prend aussi une capacité d’appels nécessitant de partir la caméra. Il faut que des interventions puissent être enregistrées assez souvent pour que ça nous donne une bonne idée des coûts et de la capacité opérationnelle du système.

Elle pose devant un tableau d'oie en vol.

La directrice générale du Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or, Édith Cloutier.

Photo : Radio-Canada / Julie Marceau

Pour Édith Cloutier, directrice du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or, la décision de mettre en place un tel projet pilote à Val-d’Or a été accueillie avec étonnement, puisque les communautés autochtones n’ont pas été consultées.

On ne se le cachera pas, il y a une réalité ici qui vient teinter les relations entre les citoyens et les policiers, de par la présence autochtone, le fait qu’on a une histoire avec les témoignages de femmes autochtones et la commission Viens, rappelle-t-elle. Le manque de consultation me surprend, malgré le fait qu’on essaie de travailler depuis cinq ans à rétablir les liens et la confiance. Il y a des succès, mais il y a encore du chemin à faire.

Édith Cloutier estime que l’efficacité des caméras d'intervention demeure à démontrer. Elle croit que le processus pourrait quand même contribuer à augmenter le climat de confiance entre les Autochtones et les policiers.

Je ne suis pas une experte, mais les caméras corporelles pourraient contribuer à augmenter le sentiment de sécurité et les études sont mitigées. Ça pourrait augmenter la confiance si les données sont partagées tout au long du processus. Si ça reste entre les mains de la police, il y a une problématique de transparence et la méfiance va être maintenue, parce qu’il n’y aura pas d’adhésion, ajoute-t-elle.

À voir sur le même sujet : Le Vidéojournal du lundi 26 avril 2021

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