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Pétition pour une clinique post-COVID à Québec

Une infirmière s'occupe d'un patient de la COVID-19 à l'hôpital.

Une infirmière se penche sur un patient de la COVID-19 à l'hôpital (archives).

Photo : Getty Images / Mario Tama

Une citoyenne de Québec réclame à son tour l’ouverture d’une clinique de recherche post-COVID dans la capitale. Cécile Larouche va lancer une pétition sur sa page Facebook et compte la déposer à l’Assemblée nationale.

Il y a présentement deux cliniques de recherche post-COVID dans la province, une à Montréal et l’autre à Sherbrooke.

La journaliste à la retraite Cécile Larouche a contracté la COVID-19 en décembre dernier. Elle dit continuer d’en subir les conséquences.

Je n'ai toujours pas d'odorat, je ne sens rien, rien, rien. J'ai de la difficulté à respirer, je suis essoufflée tout le temps. J'habite près de Grande Allée et je ne peux pas me rendre à René-Lévesque sans m'asseoir. J'ai essayé de faire un repas l'autre jour, j'étais épuisée, a raconté au micro de l’émission Première heure la femme qui a longtemps couvert le monde de la santé.

Qu'est-ce qu'une clinique post-COVID?

Les cliniques post-COVID se penchent notamment sur les symptômes qui persistent chez certaines personnes, bien des mois après avoir contracté la maladie.

Ces cliniques ont un mandat axé sur la prise en charge et la recherche, afin d’établir quelles sont les causes des symptômes post-COVID persistants et quelles seraient les meilleures approches de traitements pour les patients qui en souffrent. Elles permettent d’offrir des services aux patients sous forme de clinique ambulatoire, précise par écrit le ministère de la Santé.

Essentiel

Sans ce type de service à Québec, Cécile Larouche se sent impuissante. Elle estime qu’une clinique de recherche post-COVID est essentielle pour faire progresser les connaissances et venir en aide aux personnes qui vivent, comme elle, avec la COVID de longue durée.

On fait des essais et erreurs, on ne sait pas quoi faire. Les médecins de famille sont dépassés aussi. Il faudrait qu'on ait une clinique, comme à Sherbrooke, qui est une plus petite ville que Québec. On prend les informations un peu partout, mais il n'y a rien de systématique, il n'y a rien de rigoureux, affirme Cécile Larouche.

Pas d'ouverture prévue

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale a analysé la possibilité d’ouvrir une telle clinique à Québec. Le projet n’a pas été retenu.

Pour l’instant, l’ouverture d’une telle installation dans la région n’est pas envisagée. Les services de ce type à Montréal et Sherbrooke ont vu le jour dans le contexte de projets de recherche initiés par des chercheurs cliniciens. Notre région ne fait pas l’objet de tels projets de recherche, mais nous serons heureux d’y contribuer s’ils devaient être initiés, affirme par écrit la direction du CIUSSS.

On a plein de chercheurs à Québec. On a des centres de recherche à profusion. Je me demande pourquoi personne n'est intéressé à ça, s’étonne Cécile Larouche.

Première ligne

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale rappelle que les personnes qui continuent de ressentir des symptômes, même plusieurs mois après avoir contracté la maladie, ont accès à d’autres services.

Même s’il n’existe pour le moment aucun traitement spécifique connu aux symptômes de COVID-19 persistants, toutes les personnes qui en sont atteintes continueront d’être prises en charge et recevront tous les soins requis par les services de première ligne et les professionnels de la santé du CIUSSS de la Capitale-Nationale, souligne la direction.

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