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La menace de l'imposition des mesures d'urgence plane sur le Bas-Saint-Laurent

Sylvain Leduc lors d'une conférence de presse.

Le directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, le docteur Sylvain Leduc, affirme que le directeur national de santé publique du Québec suit la situation épidémiologique de la région de près. (archives)

Photo : Radio-Canada

Le directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent, le docteur Sylvain Leduc, affirme que les mesures d'urgence, soit les mesures communément associées au palier d'alerte rouge foncé, pourraient être imposées à la région si la situation épidémiologique ne s'améliore pas rapidement.

Par contre, le docteur Leduc a précisé, en conférence de presse lundi après-midi, que la décision d'imposer des mesures sanitaires plus sévères à la région ne lui incombe pas.

Sylvain Leduc soutient que le directeur national de santé publique du Québec, le docteur Horacio Arruda, surveille la situation du Bas-Saint-Laurent de près et que c'est lui qui prend ce type de décision.

Dr. Leduc rappelle qu'un rehaussement du niveau d'alerte force la fermeture de certains commerces jugés non essentiels.

C'est le temps de se reprendre, si on ne veut pas en arriver là.

Une citation de :Sylvain Leduc, directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent

Selon le docteur Leduc, le Bas-Saint-Laurent ne se dirige pas dans la bonne direction. La moyenne de cas par 100 000 habitants continue d'augmenter dans la région, alors que la tendance est à la baisse dans le reste de la province, souligne-t-il.

Sylvain Leduc fait le constat que le nombre de rassemblements a aussi augmenté, selon ce qu'indiquent les dernières enquêtes épidémiologiques.

À la population du Bas-Saint-Laurent, il rappelle qu'en ce moment, ce n’est pas le temps d'aller visiter les gens qu’on aime et qu’on n’a pas vu depuis longtemps et qu'il serait mal venu de donner le virus à sa mère ou à sa grand-mère, à l'occasion de la Fête des Mères.

On doit se préparer collectivement à avoir des jours plus difficiles.

Une citation de :Sylvain Leduc, directeur de la santé publique du Bas-Saint-Laurent

Le docteur Leduc met également l'accent sur le fait que le virus circule sur tout le territoire du Bas-Saint-Laurent, malgré le fait que le nombre de cas actifs soit plus élevé dans les MRC de Rivière-du-Loup, du Kamouraska et de Rimouski-Neigette.

Lundi, la région a recensé 29 nouveaux cas de COVID-19.

Des gens sortent de l'hôpital de Rimouski.

Une personne provenant de la région de Chaudière-Appalaches est toujours hospitalisée à l'hôpital de Rimouski pour des symptômes de COVID-19. (archives)

Photo : Radio-Canada / Simon Turcotte

En ce qui a trait à la capacité hospitalière de la région, Sylvain Leduc indique que le nombre d'hospitalisations pour des symptômes de COVID-19 s'établit désormais à 12 dans la région, une somme rarement atteinte depuis le début de la pandémie.

Toujours selon lui, des lits supplémentaires pourraient être ouverts pour les patients atteints du coronavirus, mais la santé publique souhaite limiter le plus possible les impacts de l'augmentation du nombre de cas sur les activités hospitalières régulières.

Des citoyens qui tardent à se faire dépister

Le docteur Leduc déplore que certains citoyens tardent à passer un test de dépistage de la COVID-19 lors de l'apparition de symptômes.

Il explique qu'en prenant deux ou trois jours avant d'aller se faire dépister, les gens augmentent le risque de transmettre le virus à plus de leurs contacts.

Le directeur régional de la santé publique rappelle qu'il est en quelque sorte anormal d'être malade en ce moment et que ceux qui éprouvent un ou des symptômes comme des maux de gorge, des maux de tête, la perte du goût ou la perte de l'odorat devraient passer un test de dépistage de la COVID-19.

Des plages horaires toujours disponibles pour la vaccination

Par ailleurs, des plages horaires sont toujours disponibles pour se faire vacciner dans la région selon Sylvain Leduc qui encourage tous ceux qui le peuvent à aller se faire inoculer une première dose de vaccin contre la COVID-19.

Il souligne que la couverture vaccinale des 60 à 69 ans au Bas-Saint-Laurent demeure plus basse qu'ailleurs au Québec.

Sylvain Leduc rappelle que la vaccination est ouverte aux personnes de 60 ans et plus, à certains travailleurs essentiels et aux personnes atteintes de maladies chroniques.

Une affiche indique la direction du centre de vaccination contre la COVID-19 de Rimouski, le 26 mars 2021.

Un bogue informatique fait en sorte que les personnes atteintes de maladie chronique qui se rendent sur Clic Santé pour prendre rendez-vous pour se faire vacciner ont l'impression qu'elles ne le peuvent pas encore, alors qu'elles le peuvent.

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

À ce sujet, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent indique que la vaccination des personnes atteintes de maladies chroniques est bel et bien ouverte au centre de vaccination de Rimouski.

Un bogue informatique fait en sorte que le site Clic Santé indique toujours que la vaccination est seulement disponible pour les personnes de 60 ans et plus ou pour les travailleurs essentiels, alors que cette information est erronée.

Cette erreur devrait être corrigée dans les heures à venir, mais le CISSS confirme que les personnes atteintes de maladie chronique peuvent quand même s'inscrire pour recevoir leur vaccin au centre de vaccination de Rimouski.

De nombreuses éclosions en milieu de travail

Le nombre d'éclosions en milieu de travail demeure élevé, signale Dr. Leduc.

Seize éclosions sont actives dans des lieux de travail du Bas-Saint-Laurent, tant dans les milieux de la construction, municipaux ou de la fonction publique.

Une femme enlève met son masque.

Lors d'enquêtes épidémiologiques, la santé publique régionale s'est rendu compte que des éclosions en milieu de travail étaient dues au port du masque de manière déficiente. (archives)

Photo : Radio-Canada / Sébastien Tanguay

Sylvain Leduc soutient que le port du masque, de façon déficiente, sur le lieu de travail est régulièrement à l'origine de telles éclosions et qu'il est donc primordial de le porter en tout temps et convenablement, sur le nez et la bouche.

Il a aussi indiqué que de nombreux cas, dont des cas associés à des variants du coronavirus, sont encore rapportés dans les écoles et les services de garde de la région.

Selon lui, la transmission du virus est communautaire et les enfants attrapent la COVID-19 à l'extérieur de l'école. Les élèves infectés se présentent ensuite en classe et c'est à ce moment que des groupes doivent être placés en isolement.

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