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30 citoyens participeront à la consultation publique sur une porcherie de Maricourt

Trois porcelets dans un élevage de porc.

La porcherie compte inclure 3996 bêtes.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La municipalité de Maricourt tiendra une consultation virtuelle ce mercredi au sujet du nouveau projet de porcherie. Une trentaine de citoyens participeront à la rencontre.

Le projet, qui permettra l’élevage de près de 4000 porcs destinés à l’engraissement, inquiète certains citoyens.

Cependant, dès la présentation du projet, à la mi-avril, le maire de Maricourt, Robert Ledoux, a fait savoir au public qu'un refus du projet ne serait pas possible. La soirée de consultation citoyenne vise à présenter cinq mesures d'atténuation des effets négatifs potentiels de la porcherie, dont l’utilisation d’écrans brise-odeurs.

En ce qui concerne les propositions soumises par des opposants dans le but de rendre le projet plus agréable pour le voisinage, la MRC du Val-Saint-François précise qu'elles ne font pas partie de leur orientation à court terme. D'ici la révision du schéma d'aménagement à venir, la MRC affirme également qu'elle n'a pas l'intention d'établir un moratoire.

Pas d’évaluation du BAPE

La porcherie compte inclure 3996 bêtes, soit 4 de moins que la limite de 4000, ce qui aurait forcé le promoteur à passer par une évaluation du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).

Cependant, la Loi sur la qualité de l'environnement donne au gouvernement le pouvoir d'obliger le promoteur à se soumettre à une analyse du BAPE, si les enjeux environnementaux et sociaux le justifient, et ce même si le projet est sous le seuil de 4000 porcs.

Pour exiger une telle analyse, le gouvernement doit toutefois en faire la demande dans un délai de trois mois après le dépôt de la demande d’autorisation du promoteur. La demande d'autorisation pour le projet en question a été déposée le 17 décembre 2020, le délai de trois mois est maintenant dépassé.

De plus, le maire de Maricourt, Robert Ledoux, explique qu'il aurait été surpris que le ministère de l'Environnement aille de l'avant avec une analyse du BAPE considérant le nombre de porcs en cause. On ne peut pas demander un BAPE sur n'importe quoi, ajoute-t-il.

Avec les informations de Thomas Deshaies

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