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La centrale nucléaire de Point Lepreau encore à l’arrêt pour des réparations

La centrale nucléaire.

Un problème mécanique du système de turbine à vapeur paralyse ces jours-ci la centrale nucléaire de Point Lepreau (archives).

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

Radio-Canada

La société Énergie NB espère remettre bientôt en service sa centrale nucléaire qui est à l’arrêt depuis neuf jours pour le même problème qui l’a paralysée durant 40 jours au début de l’année.

Le problème mécanique actuel lié au système de turbine à vapeur a contribué à la panne connue en janvier, explique une porte-parole d’Énergie NB, Dominique Couture. Les travaux de réparations sont en cours, ajoute-t-elle, et on espère remettre bientôt la centrale en service.

Ce nouvel arrêt fait augmenter à 609 le nombre de jours d’interruption de la production pour des travaux d’entretien ou de réparation depuis la remise à neuf de la centrale, un total auquel on ne s’attendait pas avant 2030.

Énergie NB estime que chaque heure d’interruption imprévue de cette centrale lui coûte 50 000 $. Point Lepreau est la principale centrale productrice d’électricité dans la province.

La centrale nucléaire a été construite au début des années 1980 et elle a été remise à neuf à compter de 2008 afin de prolonger de 27 ans sa durée de vie utile. Les travaux ont connu de nombreuses difficultés, des retards de trois ans et les coûts ont surpassé de 1 milliard de dollars les premières estimations. Elle a été remise en service à la fin de 2012.

Après des signes encourageants de 2017 à 2020, des problèmes ont refait surface. Des travaux d’entretien qui devaient durer six semaines l’automne dernier ont plutôt duré près de neuf semaines. Deux pannes ont entraîné son arrêt par la suite.

Le chef du Parti vert, David Coon, affirme qu’il n’y a aucune chance que la centrale serve jusqu’en 2040 sans connaître des problèmes considérables. La centrale est vieillissante et elle n’a pas été complètement remise à neuf, dit-il.

David Coon interviewé à l'extérieur.

Il faut s'attendre à plus de problèmes à l'avenir parce que Point Lepreau est une centrale vieillissante, estime le chef du Parti vert, David Coon (archives).

Photo : CBC/Jacques Poitras

La plupart des problèmes à la centrale, comme celui qui touche à l’heure actuelle le système de turbine à vapeur, se produisent dans la section non nucléaire. La majorité de cette section n’a pas été remise à neuf lorsqu’on a remplacé des pièces du côté du réacteur.

Lors d’audiences devant les autorités réglementaires en 2002 et à nouveau en 2012, Énergie NB estimait que plusieurs composantes de la centrale étaient suffisamment en bon état pour ne pas être remplacées et qui ne devaient pas causer de problèmes opérationnels si elles étaient bien entretenues.

Cette analyse était optimiste. De multiples problèmes de fonctionnement et des pannes affligent la section non nucléaire de la centrale depuis sa remise à neuf et entraînent son arrêt de service à un taux deux fois plus élevé que prévu.

Lors de nouvelles audiences en février 2020, le chef des finances d’Énergie NB, Darren Murphy, a reconnu que les problèmes de fonctionnement de la centrale nucléaire depuis les travaux de remise à neuf constituent la principale cause de résultats financiers inférieurs à la normale.

Cela avait entraîné en 2016 un programme d'amélioration de la centrale pour plus de 500 millions de dollars. Après 2017, la centrale fonctionnait mieux. Elle a fonctionné pendant 417 jours consécutifs en 2019 et en 2020. C’était sa plus longue période de fonctionnement ininterrompu en 25 ans.

Les deux récentes interruptions constituent un nouveau recul financier.

D’après un reportage de Robert Jones, de CBC

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