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Skátne, la nouvelle série des Francouvertes et de Musique Nomade

La chanteuse chante sur scène devant un micro et joue du tambour.

Anachnid a chanté quelques-unes de ses compositions le 16 mars dernier, lors de la deuxième soirée des préliminaires.

Photo : Les Francouvertes | Frédérique Ménard-Aubin

C’est le début des demi-finales des Francouvertes ce lundi. Matiu, Dan-Georges Mckenzie et Scott-Pien Picard seront en première partie des trois spectacles qui se déroulent du 26 au 28 avril. Dix artistes autochtones ont eu l'occasion d'ouvrir les spectacles des différentes étapes du concours dans le cadre de la série Skátne.

Les Francouvertes en sont à leur 25e édition. Depuis plusieurs années, les premières parties des spectacles étaient assurées par d’anciens participants avec la série J'aime mes ex. Cette année, les organisateurs ont voulu faire plus de place à des artistes de différentes nations avec la série Skátne.

La musique autochtone n’est pas un style musical

Une citation de :Joëlle Robillard, directrice artistique et des opérations à Musique Nomade

Il faut s’assurer aussi qu’on décloisonne cette idée qu’on a de qu’est-ce que la musique autochtone et de montrer la diversité des voix qu’on a à l’intérieur des cultures autochtones, explique Joëlle Robillard, directrice artistique et des opérations à Musique Nomade.

Elle ajoute qu'au Québec, la langue représente un défi pour les artistes autochtones qui ne chantent pas en français. Les Francouvertes ne font pas exception; pour s’inscrire, les textes des chansons doivent être majoritairement en français.

Sylvie Courtemanche, directrice générale des Francouvertes, mentionne une forte ouverture à modifier le règlement pour que les artistes autochtones puissent chanter entièrement dans leur langue maternelle et être admissibles au concours dès l’année prochaine.

Les langues autochtones ne devraient pas être considérées comme les autres langues, poursuit Sylvie Courtemanche, directrice générale des Francouvertes.

L'artiste oji-crie Anachnid

L'artiste oji-crie Anachnid

Photo : Gracieuseté de l'artiste

Anachnid, autrice-compositrice-interprète oji-crie, a fait la première partie des Francouvertes le 16 mars dernier. Pour elle, c’était une occasion en or d’établir une connexion entre elle et le public québécois francophone.

Celle qui décrit son art comme de la musique contemporaine autochtone éclectique souligne qu’elle est une artiste avant tout et que la touche autochtone se ressent dans sa musique principalement par son vécu.

Je veux apporter ma touche personnelle avec la nature, la ville, l’esprit, l’univers et de l’amener dans la musique, ajoute-t-elle.

De cette façon, elle sent qu’elle réussit à toucher un plus grand public et à créer chez le spectateur un sentiment d'empathie à l'égard des autochtones.

Dan-Georges Mckenzie a hâte d’aller mettre de l’avant les talents autochtones aux Francouvertes. Il considère qu’il est important de créer cette connexion avec le public québécois.

Il est conscient qu’une barrière linguistique existe entre sa musique et les Québécois, mais il est convaincu que le son de sa guitare saura atteindre les gens.

Des gens qui ne comprennent pas mes paroles viennent me voir des fois et me disent qu’ils ressentent les paroles quand je chante, confie à son tour Scott-Pien Picard.

Il ajoute que lorsqu’il chante pour un public francophone, il chante au moins un couplet de sa chanson en français.

C’est pour ça que je chante en français, des fois je trouve qu’il y a des thèmes qu’on aborde dans nos chansons en innu qui devraient être compris par les Québécois, souligne de son côté Matiu.

Il considère que ça contribue à ce que les Québécois puissent mieux comprendre la personnalité du peuple innu.

Skátne, la nouvelle série des Francouvertes

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