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Budget fédéral : des étudiants de l’Î.-P.-É. plus confiants pour payer leurs dettes

Tolu Oginni pose pour la photo dans une salle de travail étudiante.

La présidente de l’Association étudiantes de l’Université de l'Île-du-Prince-Édouard, Tolu Oginni. Dans une lettre co-signée avec la vice-présidente des affaires académiques Malak Nassar, elle explique que l'expansion du programme d'aide au remboursement fournira une aide supplémentaire à ceux qui ont des difficultés à rembourser leurs prêts étudiants.

Photo : Gracieuseté Tolu Oginni

Des étudiants de l’Île-du-Prince-Édouard sont soulagés d’apprendre les plans du gouvernement fédéral pour alléger les dettes d’études.

Le 19 avril dernier, le gouvernement fédéral s’est engagé à prolonger son moratoire sur l’accumulation d’intérêts sur les prêts d’études jusqu’au 31 mars 2023, dans le cadre de son budget. Ce moratoire a vu le jour en mars 2020 afin de venir en aide aux étudiants endettés en ce temps de pandémie.

Le gouvernement a aussi promis de doubler le nombre de bourses d’études offertes jusqu’à la fin juillet 2023 dans le programme de prêts et bourses.

Raeanne Buckland, étudiante au baccalauréat en éducation, français langue seconde, à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard, affirme que certains de ses collègues doivent faire davantage d’efforts pour joindre les deux bouts depuis le début de la pandémie.

 Plusieurs de mes amis ont eu beaucoup de difficultés avec le financement de leurs études l’an dernier, et ils ont dû trouver d’autres moyens, explique-t-elle.

Certains de ses collègues ont dû accumuler des emplois afin de subvenir à leurs besoins.

Raeanne Buckland rappelle que le domaine du tourisme à l’île a subi un impact important depuis que la crise sanitaire a été déclarée.

La réduction du nombre d’emplois d’été à l’île, voire l’inexistence de certains postes, a contribué à une précarisation de la situation des étudiants, selon elle.

L’association étudiante de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard a affirmé, dans une déclaration écrite, que l’augmentation des subventions aux étudiants offertes par le fédéral offrira une sécurité financière supplémentaire aux étudiants en ces temps de pandémie.

 Cela permettra aux étudiants de se concentrer sur le remboursement de leur dette sans avoir à payer des intérêts supplémentaires croissants , a déclaré l’association.

L’endettement étudiant dans les Maritimes

Les étudiants du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard sont les plus endettés au pays, selon un rapport publié, en décembre 2020, par la Commission de l’enseignement supérieur des Provinces maritimes, qui a suivi de jeunes adultes après l’obtention de leur premier diplôme entre 2012 et 2018.

Ce rapport démontre que les étudiants de la région sont plus susceptibles d’emprunter et de demander des montants plus importants que ceux des autres régions.

Alors que 76 % des résidents des Maritimes ont contracté des dettes d’études pour obtenir leur premier diplôme ou pour poursuivre leurs études à la suite d’un baccalauréat, seulement 54 % des résidents d'ailleurs ont dû le faire.

Il est aussi plus long pour que les diplômés des Maritimes puissent acquitter leurs dettes.

En 2018, 43 % des diplômés de la région n’avaient plus de dettes d’études. En comparaison, 65 % des diplômés qui habitent à l’extérieur des Maritimes avaient remboursé la totalité des prêts.

Par ailleurs, la proportion de diplômés endettés au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard a diminué de 6 % entre 2014 et 2018.

La moyenne des montants à rembourser est passée de 29 000 $, en 2014, à 25 000 $ dollars, en 2018, soit une réduction de 14 % de la valeur des dettes.

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