•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Cabanes à sucre : une autre saison en pandémie, mais un engouement

Des boîtes pour livraison de nourriture à domicile.

Le projet «Ma Cabane à la maison» a été lancé cette année pour regrouper différents entrepreneurs sur une même plateforme de commandes pour emporter (archives).

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

Radio-Canada

Les propriétaires de cabanes à sucre et les acériculteurs ont dû faire face à une deuxième saison des sucres sous le joug de la pandémie. Malgré les temps difficiles, ils constatent un engouement pour les repas traditionnels pour emporter.

De bouche à oreille, ça a fait son chemin, résume Frédéric Tremblay-Carle, copropriétaire de l’Érablière J.B Caron, située à Gracefield, qui a participé à l’initiative « Ma cabane à la maison ».

Ce projet a regroupé environ 70 cabanes à sucre du Québec sur une même plateforme webafin de proposer des boîtes-repas à la grandeur de la province.

Les Québécois ont vraiment bien réagi [...] Le fait d’encourager les érablières [...], ça a vraiment bien fonctionné. C’est vraiment un succès, s’exclame M. Tremblay-Carle au cours d’une entrevue accordée à ICI Ottawa-Gatineau, dimanche.

Il estime, au pif, que son entreprise a pu vendre 1200 boîtes-repas. Il précise que les calculs nécessaires pour connaître le bilan exact restent à être faits.

Une homme masqué place des items dans une boîte, accompagné d'une employée dans une cuisine.

Le propriétaire de l'Érablière J.B Caron, à Gracefield, préparant une boîte-repas pour emporter (archives)

Photo : Radio-Canada / Rémi Authier

Le producteur espère que de nouveaux clients rejoints cette année, avec la plateforme « Ma cabane à la maison », visiteront son érablière sur place pour une saison ultérieure, lorsque la situation sanitaire le permettra.

Avec ce projet, on a pu s’étendre de Gatineau jusqu’à La Sarre, illustre-t-il en faisant référence à une municipalité située dans la MRC d’Abitibi-Ouest.

D’autres propriétaires de cabanes à sucre qui n’ont pas pris part à « Ma Cabane à la maison » ont aussi pu tirer leur épingle du jeu, si l’on se fie à l’expérience de Guy Marcotte, propriétaire de la Sucrerie du Terroir.

Un homme parle devant un micro, en entrevue avec ICI Ottawa-Gatineau.

Guy Marcotte, propriétaire de Sucrerie du Terroir, une entreprise située à Val-des-Monts

Photo : Capture d'écran - Radio-Canada

Cette entreprise de Val-des-Monts avait déjà mis sur pied son propre site web pour offrir des commandes pour emporter. M. Marcotte explique que son équipe et lui avaient déjà tenté l’expérience de ce type de services durant la saison 2020.

On a presque doublé [le nombre de livraisons], cette année, parce que nous étions prêts et on a commencé pas mal plus tôt, se réjouit-il.

Des températures peu propices aux acériculteurs

Par contre, il note que la saison n’a pas été facile pour les acériculteurs du Québec étant donné le printemps particulièrement chaud qui s’est fait sentir.

La saison 2021 est à oublier pour ce qui est de la production de sirop d’érable.

Une citation de :Guy Marcotte, propriétaire de la Sucrerie du Terroir

On peut parler d’une production d’à peine 50 % par rapport à une saison ordinaire. Pourquoi? Dame nature, soutient-il.

En raison des températures élevées pour des périodes de temps prolongées, la coulée d’eau d’érable a été beaucoup moins abondante qu’à l’habitude, a exposé le propriétaire de cabane à sucre. La concentration en sucres était aussi moins élevée, a-t-il relevé.

Quoi qu’il en soit, avec le soutien du public, les entrepreneurs semblent rassurés qu’ils pourront tenir bon jusqu'à la prochaine saison des sucres, qu'ils espèrent bien meilleure.

Avec les informations de Rémi Authier

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !