•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La Côte-Nord moins touchée par la hausse des prix de l’immobilier

Une pancarte indiquant une maison vendue.

Les hausses de prix sont limitées, affirme un courtier (archives).

Photo : Radio-Canada / Lynda Paradis

Radio-Canada

Si le prix des maisons connaît une hausse fulgurante dans plusieurs régions du Québec, la Côte-Nord vit une certaine stabilité des prix. Et ce, malgré une forte demande et une baisse du nombre de maisons à vendre sur le territoire.

La diminution du nombre de maisons mises en vente sur le marché nord-côtier a atteint 43 %, dans les trois premiers mois de 2021.

C'est ce que révèlent les données de Centris, en comparaison au trimestre précédent.

Avec une forte demande de la part des acheteurs, ce sont donc les vendeurs qui auraient une plus grande marge de manœuvre durant la négociation.

Les courtiers immobiliers décrivent cette situation comme un marché à l’avantage des vendeurs.

On a beaucoup moins de maisons à vendre ces temps-ci. Normalement, on a à peu près 300 maisons à vendre de Matamec jusqu’à Port-Cartier. Présentement on en a environ 150, explique Marc Pelletier, courtier immobilier dans la région de Sept-Îles.

Marc Pelletier se tient debout dans son bureau en entrevue.

Marc Pelletier travaille pour Via Capitale dans la région de Sept-Îles.

Photo : Radio-Canada / Lambert Gagné-Coulombe

Cet essoufflement du nombre de maisons s’inscrit après une année record de 273 résidences unifamiliales vendues en 2020, à Sept-Îles. C'est une augmentation de 30 % par rapport à 2019.

Sur l’ensemble de la Côte-Nord, 660 maisons unifamiliales ont été vendues en 2020, soit une hausse de 16 %.

C’est ce qu'indique l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ).

Une demande importante

Les données des trois premiers mois de l’année 2021 semblent démontrer que la pression se maintient sur le marché immobilier de la Côte-Nord.

Les maisons se vendent en moyenne 21 jours plus tôt au premier trimestre de 2021. Le prix de vente médian a quant à lui augmenté de 8 % au cours des 12 derniers mois.

Une pression que ressentent aussi les courtiers immobiliers sur le terrain.

On a des jeunes qui veulent profiter des bas taux d’intérêt. Les gens ont un peu plus de liquidité dans leurs comptes bancaires. Ils ne font pas de voyages, pas de tournois de hockey. Les gens en profitent, explique le courtier immobilier Alexandre Mercier.

En entrevue, le courtier immobilier se tient devant une maison à vendre.

Alexandre Mercier ne voit pas la même effervescence qu'à Montréal autour du prix des maisons de Sept-Îles.

Photo : Radio-Canada / Lambert Gagné-Coulombe

Un exode limité

Selon les courtiers rencontrés sur le terrain, la Côte-Nord accueillerait moins de résidents qui quittent les grands centres pour s’installer en région.

C'est ce qui expliquerait les augmentations de prix plus élevées dans des régions comme les Laurentides, l'Estrie, l'Outaouais et Charlevoix, selon eux.

On a une petite hausse de prix, mais on ne retrouve pas les hausses de prix comme à Montréal et Sherbrooke

Une citation de :Alexandre Mercier, Courtier immobilier

Même si elle est moins marquée qu’ailleurs en région, la hausse du prix des maisons devrait persister au moins jusqu’à la fin de l’année selon plusieurs courtiers interrogés.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !