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Des cliniques vétérinaires de Gatineau sont débordées

Un chiot baille assis sur une terrasse.

Les adoptions de chiots sont en hausse fulgurante depuis le début de la pandémie (archives).

Photo : getty images/istockphoto / Laures

Radio-Canada

Les listes d’attente des vétérinaires s’allongent face à la demande qui ne cesse d’augmenter, depuis le début de la pandémie, pour des soins à prodiguer aux charmants compagnons à quatre pattes.

Pendant ce temps, les disponibilités sont moindres, a souligné en entrevue Isabelle Lachance, qui travaille à la clinique vétérinaire d’Aylmer, à Gatineau.

Les plages de rendez-vous ont diminué parce qu’on travaille avec les portes fermées en raison de la pandémie. Les gens ne peuvent pas entrer à l’intérieur de la clinique vétérinaire, ce qui fait en sorte qu’on a des rendez-vous vraiment plus longs dans une journée, a expliqué la vétérinaire.

Auparavant, les clients pouvaient s’entretenir avec le vétérinaire ou technicien en même temps que ce professionnel commençait à prendre connaissance des besoins de l’animal de compagnie. Pour l’heure, cette façon de faire, qui sauvait un temps précieux, n’existe plus.

La Dre Lachance a en outre soutenu qu’un manque de personnel se fait sentir.

Isabelle Lachance examine un chien.

Isabelle Lachance lors d'une consultation avec un chien à la clinique vétérinaire d’Aylmer.

Photo : Radio-Canada

Ce n’est pas tout le monde qui veut [continuer] à travailler dans une pandémie. Il y a eu une perte de vétérinaires, perte de techniciens en soins.

Une citation de :Isabelle Lachance, vétérinaire

Le fait que certains employés ont des conflits d’horaire avec la garde de leurs enfants complexifiée par les fermetures d’écoles, par exemple, complique la donne, estime-t-elle en outre.

Pas plus d’inscrits aux cours de technique en soins vétérinaires

Au Collège Boréal, le nombre d'inscriptions à la technique en soins vétérinaires ne suit pas la cadence de la demande pour des soins animaliers.

Présentement, on ne voit pas une croissance au niveau des inscriptions de notre côté, a indiqué Annie Séguin, technicienne en santé animale et professeur au sein de cet établissement.

Trente-cinq étudiants issus du campus d’Ottawa et de Sudbury doivent terminer leurs études bientôt, a-t-elle signalé.

Ils sont très attendus sur le marché du travail, a-t-elle ajouté en mentionnant que d’autres techniciens gagneront le chemin du marché du travail en décembre.

En ces temps pandémiques, le nombre d’adoptions a bondi pour les compagnons animaliers, et ce, surtout pour les chiens en bas âge.

La demande pour les chiots a fait tripler le prix des animaux de compagnie durant la dernière année, s’est désolée Mme Lachance.

Toutes pressions combinées, la vétérinaire calcule que les temps d’attente pour des chirurgies et des services de dentisterie animale atteignent les six mois. Normalement, ce genre de services de routine peuvent être offerts en l’espace de trois semaines à deux mois, tout au plus.

D’ailleurs, la vétérinaire remarque que certains clients ont la mèche courte lorsqu’ils se heurtent à des délais et que certains manquent de respect envers les employés.

On reçoit souvent des propos haineux dirigés vers notre personnel à la réception. J’ai de la misère avec ça. On comprend que tout le monde est stressé [dans le contexte] de la pandémie, mais ce n’est pas une raison pour être brusque avec les gens auxquels vous parlez, a-t-elle lancé à leur adresse.

Avec les informations de Rémi Authier

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